300 millions d'euros : le gouvernement supprime le CPF pour le permis des salariés

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Le gouvernement supprime le financement du permis de conduire par le CPF (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le gouvernement français a annoncé vendredi une mesure qui suscite la polémique : le permis de conduire ne pourra plus ętre financé par le compte personnel de formation (CPF), sauf pour les demandeurs d'emploi. Cette restriction, inscrite dans le volet dépenses du budget 2026, s'accompagne de la suppression de l'aide de 500 euros destinée aux apprentis passant leur permis.

La décision intervient alors que le permis B est devenu depuis 2019 la formation la plus financée via le CPF. En 2023, elle représentait 23% de l'ensemble des formations financées par ce dispositif. Le coût moyen d'un permis s'élève entre 1.500 et 2.000 euros.

Les chiffres illustrent l'ampleur du changement : sur environ 1,5 million de candidats au permis en 2024, près d'un quart ont financé leur formation avec le CPF. Cette utilisation mobilise près de 300 millions d'euros par an.

Une réorientation stratégique

Le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli, qui a présenté l'amendement voté au Sénat en décembre, défend une logique de réorientation plutôt que d'économie budgétaire. «L'objet de cet amendement est de conserver le bilan de compétences comme action éligible au financement du CPF et de compenser financièrement le coût de ce maintien», a-t-il expliqué.

Il souligne que les bilans de compétences jouent un rôle primordial pour les reconversions professionnelles. Selon lui, le nombre de permis délivrés chaque année «demeure stable (autour d'un million), sans corrélation observable entre l'ouverture du CPF et une progression du volume global». L'élu estime que le dispositif actuel a simplement «substitué un financement mutualisé à une dépense auparavant supportée par les ménages».

Une «fracture sociale» dénoncée

Les auto-écoles et les associations se sont insurgées contre cette mesure, dénonçant une «fracture sociale». L'association "40 millions d'automobilistes" et la Fédération des auto-écoles nouvelle génération ont accusé mercredi : «Cette mesure frappe de plein fouet la France qui travaille, cotise, mais dépend de la voiture faute de transports collectifs. Ouvriers, aides à domicile, intérimaires, salariés des zones rurales et périurbaines: tous financent le CPF, mais se verraient refuser l'accès à ce droit.»

Les statistiques du ministère du Travail révèlent que moins d'un tiers des utilisateurs du CPF pour le permis sont des demandeurs d'emploi. Plus de 75% ont plus de 25 ans et sont déjà insérés dans la vie active, selon Iacovelli.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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