4000 espèces tropicales menacées par les coupures d'électricité à Kiev

upday.com 4 godzin temu
Le bénévole Volodymyr Vynogradov coupe du bois pour chauffer les serres du jardin botanique de Kiev. (Image symbolique) (Photo by Genya SAVILOV / AFP via Getty Images) Getty Images

Le Jardin botanique national de Kiev lutte pour sauver sa collection de 4000 espèces de plantes tropicales. Les coupures d'électricité causées par les frappes russes sur l'infrastructure énergétique ukrainienne ont fait chuter les températures des serres à 12°C, menaçant des végétaux qui nécessitent au minimum 15°C pour survivre.

Roman Ivannikov, responsable du département des plantes tropicales depuis 30 ans, observe les dégâts avec inquiétude. «Vous pouvez voir combien de feuilles sont déjà tombées... Des feuilles en pleine santé», déplore le botaniste de 51 ans. Quatre nuits de coupures de chauffage ont suffi à fragiliser gravement la collection, alors que les températures extérieures plongent parfois en dessous de -20°C.

Des dizaines de bénévoles travaillent aux côtés du personnel pour limiter les pertes. Volodymyr Vynogradov, 66 ans, coupe du bois pour alimenter les poęles destinés aux plantes les plus fragiles comme les orchidées. «Il faut du chauffage pour les azalées», explique-t-il en souriant. «Physiquement, ça me réchauffe. C'est pourquoi j'ai décidé d'aider. Pour moi, et pour les fleurs.»

Impact à long terme

Les conséquences ne sont pas encore totalement visibles. «Les périodes de floraison vont changer, les plantes vont fleurir mais ne pourront pas produire de graines pendant un an ou deux. Ou, par exemple, elles produiront des graines, mais elles ne seront pas viables — elles seront mortes», détaille Roman Ivannikov.

Certains spécimens sont irremplaçables. Des missions scientifiques «ont rapporté des spécimens de zones où les foręts n'existent plus aujourd'hui», rappelle le botaniste. «Nous avons préservé ces plantes, elles sont uniques. Les pertes seront irrémédiables.»

Un patrimoine reconstruit

Fondé en 1935 sur 130 hectares dans un quartier historique de Kiev, le jardin surplombe le Dniepr près d'un monastère orthodoxe du 11e siècle. Sa collection avait déjà été détruite ou dispersée durant la Seconde Guerre mondiale, nécessitant une reconstruction laborieuse à travers achats, échanges et missions scientifiques.

Pour Roman Ivannikov, l'enjeu est aussi personnel. «Nos enfants ont grandi dans les allées de ce jardin. Et nous y avons investi notre vie», confie-t-il, avant de soupirer: «et encore, pas pendant très longtemps.» L'objectif désormais: «Il faut tenir jusqu'au printemps, jusqu'à l'été.»

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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