Le parquet général a requis mercredi cinq ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen dans le procès en appel des assistants parlementaires du Front national à Paris. Si la cour d'appel prononce cette peine, elle empęcherait la candidate du Rassemblement national de se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
Jean-Philippe Tanguy, député du parti, a affirmé que cette réquisition n'était «pas une surprise».
Le député du Rassemblement national a réagi en déclarant : «Je ne pense pas qu'il y ait de surprise dans la prise de parole du procureur. Maintenant, la parole est à la défense.» Tanguy s'est dit convaincu que Marine Le Pen serait finalement «innocentée avec nos amis». La défense doit plaider à partir de ce mercredi jusqu'au 11 février.
Décision attendue cet été
La cour d'appel doit rendre sa décision d'ici l'été. Contrairement au procès en première instance l'année passée, le parquet n'a pas demandé l'exécution immédiate de la peine d'inéligibilité.
Philippe Ballard, porte-parole du RN, a indiqué que Marine Le Pen prendrait sa décision sur une candidature en 2027 «après ce jugement» cet été. Il a souligné : «Les magistrats ont le sort de la présidentielle entre leurs mains.»
Marine Le Pen a contesté dès l'entame du procès toute «intention» de commettre une infraction. Elle a assuré sa «bonne foi» depuis le début du procès concernant l'utilisation présumée d'assistants parlementaires européens par le Front national.
Virulence du RN contre la justice
Lors du procès en première instance l'an passé, le Rassemblement national avait violemment dénoncé une «tyrannie des juges» et accusé les magistrats «d'ingérence» dans l'élection présidentielle. Cette nouvelle réquisition intervient alors que le parti d'extręme droite connaît une popularité croissante.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'intelligence artificielle (IA).





