Après 25 ans de recherche : Israël interdit l'entrée à l'historien Vincent Lemire

upday.com 4 godzin temu
L'historien français Vincent Lemire lors d'un entretien près du Mur des Lamentations à Jérusalem. (Image symbolique) (Photo by RONALDO SCHEMIDT/AFP via Getty Images) Getty Images

L'historien français Vincent Lemire, critique des opérations israéliennes à Gaza, s'est vu interdire l'entrée en Israël où il devait mener une vingtaine de séminaires et rencontres académiques. L'Autorité civile et l'immigration israéliennes ont révoqué son autorisation ETA-IL le 7 janvier par email, quatre jours seulement avant son départ prévu, sans fournir de justification précise.

Le professeur d'histoire à l'université Paris-Est Gustave-Eiffel avait obtenu cette autorisation le 27 février 2025, normalement valable deux ans. L'historien a déclaré à l'AFP lundi : «Cette notification quatre jours avant mon vol est très délibérée.» L'email des autorités israéliennes indiquait : «En raison d'un changement de circonstances vous concernant, l'approbation ETA-IL pour la demande (...) qui vous a été accordée le 27/02/2025 est révoquée.»

Liberté académique en question

Vincent Lemire, qui a dirigé le Centre français de recherche à Jérusalem de 2019 à août 2023, dénonce une atteinte à la liberté académique. «C'est mon terrain de recherche depuis 25 ans, mon laboratoire à ciel ouvert et en termes de liberté académique, cela est très problématique», a-t-il expliqué à l'AFP. Il devait rencontrer des chercheurs et étudiants israéliens et palestiniens lors de son séjour.

L'historien a exprimé sa surprise face à cette décision : «Mes prises de positions ne sont pas nouvelles, mais je n'ai jamais boycotté Israël, j'invite régulièrement des universitaires israéliens et je vais en Israël depuis 25 ans, donc je suis très surpris.»

Contexte de tensions

En août, Vincent Lemire avait cosigné avec l'ancien ambassadeur israélien en France Elie Barnavi une tribune dans Le Monde appelant le président Emmanuel Macron à imposer des sanctions à Israël. Les deux auteurs écrivaient : «Monsieur le Président, si des sanctions immédiates ne sont pas imposées à Israël, vous finirez par reconnaître un cimetière. Il faut agir maintenant pour que la nourriture et les soins puissent entrer massivement à Gaza.» Cette tribune faisait suite à l'annonce française de reconnaissance d'un État palestinien, matérialisée en septembre à l'ONU.

L'historien établit un parallèle avec la situation d'autres voix critiques : «Comme pour les 37 ONG interdites de travailler à Gaza, on a l'impression qu'on est dans une dynamique de règlement de compte», a-t-il confié à l'AFP. Il explore actuellement les recours possibles pour renverser cette décision. Les autorités israéliennes, contactées par l'AFP, n'avaient pas répondu immédiatement.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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