L'OTAN prévoit de renforcer ses défenses le long des frontières européennes avec la Russie au cours des deux prochaines années, avec la création d'une «zone automatisée» à présence humaine minimale. Le général de brigade Thomas Lowin, chef adjoint des opérations au commandement terrestre de l'OTAN à Izmir en Turquie, a annoncé cette initiative dans le journal Welt am Sonntag. L'objectif est d'établir une barrière défensive que l'adversaire devra franchir, avec une mise en œuvre complète prévue pour fin 2027.
La «zone automatisée» sera équipée de capteurs sur des milliers de kilomètres, situés «au sol, dans l'espace, dans le cyberespace ou dans les airs», selon Lowin. Ces capteurs détecteront les forces ennemies et activeront des systèmes de défense, incluant des drones armés, des véhicules de combat partiellement autonomes, des robots terrestres sans pilote et des dispositifs automatisés de défense aérienne et antimissile. Le général a décrit cette installation comme une «sorte de zone chaude» que l'adversaire devra traverser.
Contrôle humain et partage de données
Malgré l'automatisation, la décision finale d'utiliser des armes restera «toujours sous responsabilité humaine», a souligné Lowin. Le système collectera des données sur «les mouvements ou l'emploi d'armes par l'adversaire» et les transmettra à «tous les pays de l'OTAN en temps réel». L'alliance prévoit également de renforcer ses stocks d'armes existants et de maintenir les niveaux actuels de troupes «au męme niveau». Le cloud computing et l'intelligence artificielle seront utilisés pour contrôler le système. Des projets pilotes sont actuellement testés en Pologne et en Roumanie.
La Pologne se dote du plus grand système anti-drones d'Europe
La Pologne s'appręte à signer un contrat pour «le plus grand système anti-drones d'Europe» d'ici fin janvier, a annoncé le ministre polonais de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz à la Gazeta Wyborcza. Il justifie cette acquisition par «un besoin opérationnel urgent». Le système comprendra «différents types d'armements». Le ministre n'a pas précisé le coût de l'accord ni le nom du consortium qui signera le contrat.
Contexte des incursions de drones
Cette initiative de l'OTAN répond à la multiplication des incursions de drones russes ou non identifiés survenues l'automne dernier en Pologne, Allemagne, Roumanie, Danemark et Belgique. La Commission européenne a lancé l'idée d'établir un «mur antidrones». L'Union européenne compte s'appuyer sur l'expérience de l'Ukraine, qui fait face à ce type d'attaques depuis plus de trois ans.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).









