Déficit à 5%, dette à 118,2%: le Parlement vote le budget 2026

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'exprime à l'Assemblée nationale lors du débat sur le budget 2026. (Image symbolique) (Photo by Dimitar DILKOFF / AFP via Getty Images) Getty Images

Le Parlement s'appręte à adopter lundi le budget 2026 de l'État, après le rejet attendu de deux motions de censure. Ce budget de compromis fixe le déficit public à 5% du PIB, soit 0,3 point de plus que l'objectif initial de 4,7%. Il suscite des critiques virulentes de la droite comme de la gauche radicale.

La droite dénonce un budget «socialiste». Jean-François Husson (LR), rapporteur général du budget au Sénat, a critiqué un texte qui «aggrave le déficit de plus de 10 milliards d'euros par rapport au budget initial». La dette nationale atteindra 118,2% du PIB en 2026, contre 115,9% en 2025. Les entreprises supportent «la part essentielle des hausses d'impôts», selon le sénateur.

La gauche radicale dénonce au contraire une politique d'«austérité». Éric Coquerel, président LFI de la commission des Finances de l'Assemblée, a pointé des «coupes très importantes qui se confirment dans plusieurs ministères voire sont accrues». Il vise notamment «la Cohésion des territoires, l'Aide au développement, le Sport, l'Agriculture, la Culture, ou l'Écologie».

Un ralentissement inédit des dépenses

Le gouvernement défend un véritable effort de maîtrise budgétaire. Sébastien Lecornu a souligné mardi devant les députés que «pour la première fois depuis longtemps (...) la dépense ralentit réellement. En 2026, la progression de la dépense publique en volume tombe à 0,9% contre 1,7% en 2025 et plus de 2% les années précédentes». Les dépenses publiques passeront de 56,8% à 56,6% du PIB.

Le déficit de l'État s'établira à 131,9 milliards d'euros, quasi stable par rapport à 2025 mais réduit de plus de 30 milliards par rapport à 2024. Les prélèvements obligatoires augmentent de 43,6% à 43,9% du PIB.

Des hausses d'impôts ciblées sur les grandes entreprises

La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises rapportera 7,3 milliards d'euros en 2026, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards initialement prévus. Le gouvernement a également annulé la baisse de la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises), récupérant 1,3 milliard d'euros. Une taxe sur les participations devrait générer environ 100 millions d'euros par an.

Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a assuré que «99% des entreprises ne verront aucun changement fiscal en 2026». Le patronat a néanmoins dénoncé ces revirements sur les baisses d'impôts prévues.

La défense au cœur des priorités

Le Premier ministre a affirmé mardi que le «cœur politique» du budget se situe «dans l'effort militaire». Les crédits de la défense augmentent de 6,5 milliards d'euros. Cette priorité se traduit par des coupes ailleurs: le fonds vert passe de 1,15 milliard d'euros en 2025 à 850 millions en 2026, et les investissements de France 2030 sont amputés de 1,1 milliard.

L'Éducation nationale voit 4.000 postes d'enseignants supprimés pour la rentrée 2026, une mesure unanimement dénoncée par les forces de gauche. Les ministères non-régaliens font face à des budgets stagnants ou en baisse.

Des concessions sociales arrachées par le PS

Le Parti socialiste a obtenu plusieurs avancées dans les budgets de la Sécurité sociale et de l'État. La prime d'activité sera revalorisée pour 700 millions d'euros en 2026. Les repas étudiants et les APL bénéficient également de hausses. La réduction des recettes des bailleurs sociaux sera moins sévère que prévu.

Le gouvernement a abandonné le gel du barème de l'impôt sur le revenu, et les retraités conservent leur abattement fiscal de 10%. Les socialistes ont en revanche échoué à faire adopter la taxe Zucman ou une nouvelle version de l'ISF.

La France insoumise et le Rassemblement National critiquent l'augmentation des taxes pour le renouvellement des titres de séjour et la restriction du financement du permis de conduire via le CPF aux seuls demandeurs d'emploi.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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