DZ Mafia : huit ans pour deux incendies d'entreprises contre 15 000 €

upday.com 16 godzin temu
Un membre de la DZ Mafia de 36 ans condamné à huit ans de prison pour incendies (Image symbolique - Générée par IA) Upday Stock Images

Un membre de 36 ans de la DZ Mafia a été condamné vendredi à huit ans de prison par le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir incendié deux entreprises liées à des capitaux israéliens. Le verdict intervient alors que le parquet national antiterroriste enquęte sur une possible implication iranienne dans cette affaire explosive qui révèle un nouveau mode opératoire présumé: le recrutement de criminels de droit commun pour des opérations à caractère politique.

Le tribunal a condamné l'homme pour les incendies commis les 2 et 3 janvier 2024 à Lespinasse (Haute-Garonne) et Oytier-Saint-Oblas (Isère). Quatre complices, trois femmes et un homme, ont écopé de peines allant de quatre à six ans de prison. Le condamné principal, déjà reconnu coupable 21 fois auparavant, avait reçu 15 000 euros et un post-it avec deux adresses pour exécuter ces missions.

Mobile purement lucratif selon le juge

Le président du tribunal a estimé que l'accusé «a exécuté ces missions dans un but exclusivement lucratif». La cour n'a relevé aucune preuve de motivation «terroriste, antisémite, ou anti-israélienne». Le procureur avait requis la peine de huit ans prononcée vendredi.

L'accusé avait admis son appartenance à la DZ Mafia, organisation de trafiquants de drogue marseillais, tout en niant avoir agi pour leur compte. Lors de l'audience, il s'était défendu: «Est-ce que vous pensez que si j'avais su que c'était une société israélienne, j'y serais allé ? Moi, je n'ai rien contre les juifs, les musulmans, les chrétiens». Son avocate, Ève Mori-Cerro, avait plaidé «un passage à l'acte irréfléchi».

Enquęte antiterroriste sur une cellule iranienne présumée

Le condamné fait également l'objet d'une mise en examen dans une procédure distincte menée par le PNAT sous le nom de code "Marco Polo", révélée par Mediapart. Cette enquęte, ouverte après un signalement de la DGSI, porte sur une cellule iranienne présumée visant des intéręts juifs ou israéliens en France et en Europe.

Selon un résumé de la DGSI daté de mai 2024 et obtenu par l'AFP, l'enquęte met en lumière une résurgence du «terrorisme d'État iranien» en Europe. L'objectif serait de «frapper des cibles civiles» en recrutant des «criminels de droit commun», notamment des trafiquants de drogue. Cette méthode marquerait une évolution dans les modes opératoires d'attaques présumées commanditées par des États.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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