Était-ce un crime antisémite ? Le procès Jérémie Cohen cherche des réponses

upday.com 3 godzin temu
Le procès de deux hommes accusés dans la mort de Jérémie Cohen s'ouvre à Bobigny (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le procès de deux hommes accusés dans la mort de Jérémie Cohen s'est ouvert lundi matin devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis. Quatre ans jour pour jour après le décès de la victime, fauchée par un tramway à Bobigny le 16 février 2022 peu après 20h00, la justice examine les circonstances de deux scènes de violences qui ont précédé l'accident mortel. Le procès doit s'achever vendredi.

Miguel D., 31 ans, est le principal accusé. Placé en détention, il est jugé pour des violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il est accusé d'avoir donné des coups de pied et de poing à Jérémie Cohen lors de deux scènes de violence successives. Kenny A., 27 ans, poseur de voies ferrées et libre sous contrôle judiciaire, est jugé pour des violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité. Il aurait participé uniquement à la première scène de violence.

La défense des accusés

Les deux hommes ont affirmé durant l'enquęte avoir frappé Jérémie Cohen pour le «neutraliser». Ils l'accusent d'exhibition sexuelle et d'avoir touché la petite amie de Miguel D. dans la rue. Ils ont déclaré ignorer le handicap reconnu de Cohen lié à des troubles psychologiques ainsi que sa confession juive.

La famille de la victime a mené ses propres investigations. Elle a retrouvé une vidéo de la seconde scène de violence, filmée par un touriste. Elle a sollicité Eric Zemmour, candidat d'extręme droite lors de la présidentielle de 2022, qui a médiatisé l'affaire en avril 2022, quelques jours avant le premier tour de l'élection.

La question du mobile antisémite

Eric Zemmour avait questionné si Jérémie Cohen était «mort parce que juif». L'enquęte n'a pas démontré l'existence d'un mobile antisémite.

Le président de la cour a rappelé qu'une kippa «sur laquelle une trace de sang a été identifiée» avait été retrouvée. Mais il a précisé que «l'ensemble des témoins entendus ne permet pas d'établir que Jérémie Cohen portait la kippa au moment de l'agression». «Personne» ne l'aurait observée.

Le conducteur du tramway qui a mortellement percuté Jérémie Cohen a été mis hors de cause.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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