Fico décrète l'état d'urgence pétrolière et menace Kiev de couper l'électricité

upday.com 2 godzin temu
La Slovaquie déclare l'état d'urgence pour l'approvisionnement pétrolier (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré mercredi l'état d'urgence pour l'approvisionnement en pétrole et menacé l'Ukraine de mesures de rétorsion si les livraisons d'hydrocarbures russes restent interrompues. La Slovaquie accuse Kiev de « chantage » en refusant de rétablir le flux pétrolier via l'oléoduc Droujba, malgré des réparations qu'elle affirme terminées.

Face à l'interruption des livraisons, Bratislava a libéré 250.000 tonnes de ses réserves stratégiques. Le pays dispose, comme la Hongrie, de stocks d'urgence équivalant à 90 jours de consommation selon la Commission européenne.

Menace de cesser les livraisons d'électricité

Robert Fico a brandi la menace d'une riposte énergétique contre l'Ukraine. «Si le président (Zelensky) estime que ces livraisons n'ont pas pas de sens, nous pouvons décider de nous retirer de cet accord de livraisons d'électricité», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. L'ambassadeur slovaque en Ukraine a remis une note officielle exigeant des explications sur la suspension des livraisons pétrolières.

Le dirigeant slovaque s'appuie sur des rapports de ses services secrets qui affirment que les réparations de l'oléoduc sont achevées à Brody, en Ukraine. Les autorités ukrainiennes attribuent au contraire l'interruption aux frappes russes de fin janvier qui ont endommagé l'infrastructure.

L'alternative Adria coûteuse et non testée

La Slovaquie et la Hongrie ont demandé conjointement à la Croatie d'autoriser le transport de pétrole russe via l'oléoduc Adria. Mais cette solution se heurte à deux obstacles majeurs, a souligné Robert Fico : «Mais il y a deux problèmes». Le Premier ministre a précisé que «nous n'avons jamais testé sa pleine capacité». Le coût de transport «sera cinq euros, soit cinq fois plus» que via l'oléoduc Droujba - cinq euros par tonne pour 100 kilomètres.

Fico a annoncé son intention de saisir la Commission européenne pour examiner la situation. L'exécutif européen a indiqué mardi ętre «en contact avec toutes les parties concernées» et se tenir pręt «à convoquer une réunion du Groupe de coordination pour le pétrole d'urgence». Selon la Commission, «il n'y a pas de risques à court terme pour la sécurité ou l'approvisionnement» puisque la Hongrie et la Slovaquie «disposent de réserves d'urgence équivalant à 90 jours».

Budapest dénonce une pression politique

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a lui aussi accusé l'Ukraine de chantage. Sur Facebook, il a affirmé mercredi que Kiev cherche à contraindre «la Hongrie à rejoindre la coalition des pays européens pro-guerre». Budapest et Bratislava, qui maintiennent des positions plus conciliantes envers Moscou que d'autres capitales européennes, se retrouvent isolés dans ce conflit énergétique au cœur de l'Europe.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

Idź do oryginalnego materiału