Les hôpitaux publics français « tiennent bon » malgré la pression combinée de l'épidémie de grippe, des intempéries récentes et de la grève des médecins libéraux. La Fédération hospitalière de France (FHF) a affirmé mardi lors de sa conférence de presse traditionnelle de début d'année que la situation reste gérable, tout en soulignant une fragilité persistante concernant la saturation des lits.
Les chiffres témoignent de la tension actuelle. La FHF a recensé 28 plans blancs activés dans les hôpitaux publics la semaine dernière. 108 établissements ont été identifiés en tension. L'activité des services d'urgence a augmenté dans 49% des établissements. Le syndicat Samu Urgences de France a signalé une hausse de 30 à 50% des appels début de semaine dernière.
Vincent Ollivier, responsable adjoint de l'offre à la FHF, a dressé un bilan mesuré : « Le bilan que nous faisons, c'est que nous sommes sur une situation gérable, l'hôpital public tient bon. » Mais il a immédiatement nuancé : « Mais la situation reste fragile en matière de saturation des lits, notamment en médecine pour les personnes âgées. »
Difficulté pour les personnes âgées
La sortie des patients âgés pose un problème majeur. « Il y a une faible disponibilité en lits d'aval » des urgences, avec « une difficulté à organiser les sorties vers les Ehpad ou les établissements de soins médicaux et réadaptation », a expliqué Vincent Ollivier. Cette situation contribue à l'engorgement des services hospitaliers.
Certains urgentistes rapportent des niveaux d'activité jamais vus depuis la pandémie de Covid.
La grève des médecins libéraux
Le mouvement de contestation des médecins libéraux, qui s'étend du 5 au 15 janvier, constitue un facteur aggravant. Les syndicats et organisations représentatives dénoncent des « choix politiques qui les piétinent ». Le pic de mobilisation, attendu en début de semaine, devrait entraîner la fermeture de nombreux blocs opératoires dans les cliniques privées.
Pour la FHF, cette grève représente le troisième facteur de surcharge des hôpitaux publics, derrière les épidémies et les intempéries.
Une réalité structurelle
Arnaud Robinet, président de la FHF, a souligné le rôle permanent des hôpitaux publics : « La permanence des soins repose très largement sur l'hôpital public qui assure 85% des prises en charges la nuit et le week-end, en période épidémique comme hors période de tension. »
Il a insisté sur la dimension structurelle de cette situation : « Certains épisodes climatiques, sanitaires, sociaux, peuvent accentuer ponctuellement la pression, mais ils ne font que révéler une réalité structurelle : l'hôpital public est en première ligne en permanence. »
Les données de la FHF s'appuient sur un échantillon couvrant une partie significative des 135 groupements hospitaliers de territoire en France, qui regroupent les CHU et les plus grands centres hospitaliers.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).
