L'ancien vice-président de Brest métropole condamné à 13 ans pour viols

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La cour criminelle du Finistère condamne un ancien élu à 13 ans de prison (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

La cour criminelle du Finistère a condamné Charles Kermarec, ancien vice-président de Brest métropole, à treize ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur trois de ses neveux. La peine comprend cinq ans de suivi socio-judiciaire avec obligation de soins. L'homme de 70 ans, conseiller municipal de Brest entre 2014 et 2023, encourt ainsi une lourde sanction pour des faits remontant à plus de vingt ans.

Les crimes ont touché trois victimes au sein de la famille. La victime principale, Guillaume (prénom modifié), aujourd'hui âgée de 34 ans, a subi des abus dès l'âge de 14 ans à partir de 2005. Deux autres neveux ont également été agressés en 2012 et 2015, l'un mineur et l'autre tout juste majeur au moment des faits.

Un «enfer» de cinq ans

Guillaume a décrit un calvaire de cinq ans qui l'a conduit à l'alcoolisme dès 15 ans. La magistrate du ministère public Elsa Guyonvarc'h a estimé à des «centaines» le nombre d'agressions et de viols subis par Guillaume, souvent inconscient lors des faits. «J'étais son truc, son objet», a témoigné Guillaume lors de l'audience. La magistrate a souligné que Guillaume «était prisonnier de cette relation à tel point qu'il a évoqué plusieurs fois la volonté d'en finir».

Charles Kermarec organisait méthodiquement ses crimes. Elsa Guyonvarc'h a déclaré: «Charles Kermarec a créé les conditions pour mieux assouvir ses pulsions. Il les faisait sortir, il les faisait boire et il les mettait dans son lit.» Les agressions se produisaient «partout, tout le temps», selon Guillaume, y compris dans les «sous-bois de Brest» et lors de vacances en Corse, à Saint-Tropez ou au Maroc. L'accusé faisait boire ses neveux avec des «mojitos sur mojitos» avant de les agresser.

Le signalement du maire

L'affaire a éclaté en mai 2023 après une altercation dans un bar, où les neveux ont accusé Kermarec d'agressions sexuelles. François Cuillandre, maire PS de Brest, a alors effectué un signalement au parquet, déclenchant l'enquęte. Le statut d'élu de Kermarec pendant près de dix ans «renvoyait l'image d'un homme important, que l'on écoute et que l'on respecte», rendant l'accusé «intouchable» aux yeux de ses neveux, a rappelé la magistrate.

Le ministère public avait requis quinze ans de prison, qualifiée de «peine lourde mais juste» par Elsa Guyonvarc'h, qui y voyait «le prix de la dette» envers les victimes. Charles Kermarec encourait jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle. Son avocat, Me Bertrand Labat, a plaidé la clémence: «La personne humaine est faillible et fragile: c'est le cas de M. Kermarec.»

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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