L'ultra fast-fashion, un leurre: Plus chère que les vętements durables

upday.com 14 godzin temu
Des clients visitent un magasin temporaire Shein à Milan (Image symbolique) (Photo by Emanuele Cremaschi/Getty Images) Getty Images

Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (HCSP) a publié vendredi une note cinglante sur l'ultra fast-fashion. L'organisme gouvernemental démontre que ces vętements ultra-bon marché, qui se présentent comme une solution pour le pouvoir d'achat, constituent en réalité un «leurre» qui coûte finalement plus cher aux consommateurs que les vętements durables. Le rapport pointe également les risques environnementaux et sanitaires majeurs de ce modèle de consommation.

Les chiffres parlent d'eux-męmes. Un jean durable fabriqué en France coûte entre 0,57 et 0,71 euro par utilisation. Un jean d'ultra fast-fashion revient lui entre 0,80 et 3,42 euros par utilisation, car les consommateurs le portent seulement 7 à 30 fois avant de le jeter. Cette faible durabilité transforme l'apparente économie en surcoût réel pour les ménages.

Une surconsommation massive

La note révèle l'ampleur du phénomène. Les clients de l'ultra fast-fashion achètent 27% d'articles de plus que la moyenne, contre seulement 8% pour ceux des enseignes de fast-fashion de première génération comme Zara ou H&M. Cette surconsommation génère un gaspillage considérable.

Le HCSP chiffre les dégâts dans son rapport : «Cette surconsommation entraîne un surstock d'habits neufs dans les placards. Ainsi, on peut estimer que près de 120 millions d'articles neufs acquis depuis trois mois ou plus sont inutilisés, représentant pour 1,87 milliard d'euros d'habits non utilisés».

Shein, leader controversé

Shein illustre l'expansion fulgurante du secteur. La marque est devenue la première enseigne de mode en France en 2024, avec un chiffre d'affaires de 2,2 milliards d'euros. Avec Zara et H&M, elle représente 40% des parts de marché en volume.

L'ultra fast-fashion étend désormais son emprise au-delà du textile. Le document note : «En 2025, Shein, Temu, Alibaba et Amazon représenteraient déjà 15% du marché français de l'ameublement, alors męme qu'ils en étaient totalement absents avant le début de la décennie 2020».

Risques sanitaires et climatiques

Le rapport alerte sur les dangers pour la santé. Certains articles contiennent des substances toxiques dépassant les seuils légaux jusqu'à 400 fois. L'impact environnemental s'avère également catastrophique : Shein a émis 26,2 millions de tonnes de CO₂ en 2024, soit l'équivalent des émissions du Danemark, en hausse de 23,1% par rapport à 2023.

Les propositions du HCSP

Pour contrer ce phénomène, Clément Beaune, dirigeant du HCSP, a dévoilé mercredi plusieurs mesures. L'organisme recommande l'instauration d'une taxe européenne de 10 à 15 euros sur les petits colis, dont les recettes financeraient la réindustrialisation textile en Europe.

Le plan prévoit également un «écochèque», inspiré des chèques-vacances, pour aider les ménages modestes à accéder aux vętements durables fabriqués en France ou dans l'Union européenne. Une TVA réduite à 5,5% sur les réparations de vętements complète ces propositions.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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