Malgré l'ordre du tribunal : L'AP-HP suspend l'infirmière pour huit mois

upday.com 7 godzin temu
L'infirmière Majdouline, révoquée de la fonction publique pour avoir pour avoir refusé de manière répétée d'ôter son calot chirurgical, s'adresse aux journalistes devant le tribunal administratif de Paris, le 23 décembre 2025 BERTRAND GUAY

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a modifié la sanction contre une infirmière de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, confirmant samedi une suspension de huit mois. Cette nouvelle mesure fait suite à une décision de justice rendue début janvier qui avait jugé le licenciement initial de Madjouline B. «disproportionné» et ordonné sa réintégration dans un délai d'un mois.

L'infirmière, en poste depuis 2018, avait été licenciée le 10 novembre 2025 pour port répété d'un calot sur son lieu de travail et refus de le retirer. Ce couvre-chef, habituellement porté dans les blocs opératoires ou en réanimation, relevait selon son avocat de «sa vie privée». Madjouline B. n'a jamais invoqué une affiliation religieuse pour justifier son port.

Le tribunal administratif de Paris avait suspendu la révocation tout en reconnaissant que l'infirmière avait «commis une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire». Mais les juges avaient pointé une «absence de proportion» dans la mesure prise par l'AP-HP.

Critiques de l'avocat

Me Lionel Crusoé, avocat de l'infirmière, a déploré auprès de l'Agence France-Presse la décision de l'AP-HP : «Le juge des référés avait ordonné la réintégration de ma cliente, l'AP-HP ne l'a jamais fait et a prononcé une nouvelle exclusion.»

Le porte-parole de l'AP-HP a confirmé la modification de la sanction à l'Agence France-Presse : «Le jugement en référé avait reconnu la faute mais avait estimé la sanction disproportionnée, elle a été modifiée.» L'établissement avait indiqué après la décision de justice qu'il allait adapter «sa décision de sanction pour garantir sa proportionnalité par rapport à la faute constatée».

La suspension de huit mois a été révélée par Blandine Chauvel, représentante du personnel Sud Santé, auprès de Mediapart.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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