La justice juge un policier pour la mort par balle d'Aboubacar Fofana en juillet 2018 à Nantes. L'accusé a rectifié sa version des faits mercredi devant la cour criminelle de Loire-Atlantique. L'ancien brigadier-chef affirme désormais que le coup de feu est parti lors d'un corps à corps à l'extérieur du véhicule, et non depuis l'intérieur comme il l'avait déclaré pendant l'enquęte.
La justice poursuit l'ancien policier pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il a reconnu devant la cour avoir « menti » lors de sa première audition en invoquant la légitime défense. Il maintient que le coup est parti « accidentellement » alors qu'il avait dégainé son arme par crainte que la voiture ne fonce vers lui.
Les experts en balistique et le médecin légiste ont confirmé que le tireur se trouvait effectivement à l'extérieur du véhicule au moment du tir. Cette nouvelle version contredit le récit initial du policier, qui affirmait s'ętre penché dans la voiture d'Aboubacar Fofana pour tenter de l'immobiliser.
Les circonstances du drame
Les faits remontent au mois de juillet 2018 dans le quartier du Breil à Nantes. Les policiers avaient demandé à Aboubacar Fofana, 22 ans, d'immobiliser son véhicule pour le conduire au commissariat après avoir découvert qu'il avait donné une fausse identité. Le jeune homme, originaire de la région parisienne et en visite à Nantes, faisait l'objet d'un mandat d'arręt.
Fofana a alors fait marche arrière avec de jeunes enfants à proximité, percutant un véhicule stationné avant de « rebondir » en avant puis à nouveau en arrière. Les témoins ne s'accordent pas sur le moment précis du tir. Une balle a atteint le jeune homme au cou et il est décédé à l'hôpital.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes avait estimé que la victime n'exposait pas les personnes présentes à un danger pour leur vie ou leur intégrité physique au moment du coup de feu. Cette appréciation avait confirmé le renvoi du policier devant la cour criminelle.
La mort d'Aboubacar Fofana avait provoqué plusieurs nuits de tensions en 2018 dans les quartiers du Breil et de Bellevue à Nantes, ainsi qu'à Orvault et Rezé, communes limitrophes. La cour rend son verdict vendredi.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).






