Les signataires de l'accord Élysée-Oudinot ont appelé mercredi le Parlement français à soutenir ce texte conclu lundi à Paris, qui selon eux « pave la voie vers un avenir meilleur » pour la Nouvelle-Calédonie. Cet appel intervient alors que le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a rejeté sans équivoque l'accord, le qualifiant de « passage en force de l'État ».
L'accord complémentaire à celui de Bougival doit ętre confirmé par une réforme constitutionnelle. Le projet de loi sera examiné au Sénat en février, puis à l'Assemblée nationale, avant d'ętre soumis au Parlement réuni en Congrès à Versailles en mars-avril. Les représentants des cinq délégations signataires (UNI, Calédonie ensemble, Éveil océanien, Loyalistes et Rassemblement-LR) transfèrent ainsi « la responsabilité aux parlementaires nationaux ».
Le texte est à la fois institutionnel et économique. Il « réaffirme la reconnaissance de l'identité Kanak, afin d'ouvrir avec les autres communautés une nouvelle étape dans l'édification de l'identité calédonienne », indiquent les signataires dans un communiqué commun. L'accord « éclaire également, dans le cadre de la poursuite du processus de décolonisation, les modalités renouvelées d'exercice du droit à l'autodétermination ». Il confirme aussi « l'engagement financier massif et rapide de l'État » pour soutenir les systèmes de retraite et de santé du territoire et relancer son économie.
Positions divergentes
La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a salué lundi après la signature un « cadre commun pour avancer ». Elle a précisé : « Un cadre qui n'efface pas les différences, mais qui permet de les dépasser dans l'intéręt général » et qui « donne de la stabilité et une perspective ».
Le FLNKS, qui a boycotté les discussions, conteste la légitimité de négociations menées « sans représentants du peuple autochtone ni autorités coutumières ». Le mouvement indépendantiste estime que l'accord « entérine un passage en force de l'État ».
Débloquer une crise grave
L'accord vise à sortir du blocage politique sur l'archipel, enlisé depuis le rejet de l'accord de Bougival par le FLNKS. La Nouvelle-Calédonie traverse une grave crise depuis les émeutes meurtrières de mai 2024, qui ont profondément affecté l'économie et les systèmes sociaux du territoire.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).




