Pourquoi les quartiers riches de Paris sont plus vulnérables aux canicules

upday.com 9 godzin temu
L'Inserm révèle que la végétation réduit plus la mortalité caniculaire que le niveau social (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Une nouvelle étude de l'Inserm révèle que la présence de végétation dans les quartiers parisiens est un facteur plus déterminant que les inégalités socio-économiques pour réduire le risque de décès lors de canicules. Les recherches, diffusées lundi et publiées fin janvier dans la revue npj Urban Sustainability, apportent une analyse précise des disparités au sein de la capitale française.

L'étude, réalisée en collaboration avec l'Institut pour la santé mondiale de Barcelone et la London School of Hygiene & Tropical Medicine, montre que les arrondissements les plus végétalisés présentent un risque plus faible de décès lors des périodes de forte chaleur. La présence d'espaces verts, les caractéristiques des bâtiments et l'âge des habitants s'avèrent plus influents que le niveau socio-économique.

Une vulnérabilité inattendue

Les résultats bousculent les idées reçues. Hicham Achebak, chercheur et principal auteur de l'étude, explique : «Contrairement aux idées reçues, les arrondissements les plus aisés de Paris sont, en moyenne, plus vulnérables à une surmortalité liée aux fortes chaleurs.» Il précise : «Ce phénomène s'explique par une faible présence d'espaces verts, combinée à un bâti ancien dense et minéral dans ces quartiers.»

Contexte européen alarmant

L'Europe fait face à des canicules de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique. En 2024, plus de 60.000 personnes sont décédées à cause de la chaleur sur le continent. Les grandes villes, confrontées au phénomène d'îlots de chaleur urbains, sont particulièrement touchées.

Paris représente un cas d'école pour cette analyse en raison de sa forte densité de population, de ses îlots de chaleur urbains marqués et de ses inégalités sociales importantes. La présence de végétation varie fortement selon les arrondissements : de 1,4% dans le 2e arrondissement à 20,4% dans le 13e. Les bâtiments construits avant les années 1970 sont moins bien isolés, aggravant la vulnérabilité.

Une précédente étude publiée en 2023 dans The Lancet avait déjà documenté l'effet favorable de la végétation, suggérant qu'elle pourrait réduire la mortalité liée à la chaleur d'un tiers. La diffusion de cette nouvelle recherche intervient à un mois des élections municipales parisiennes.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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