Redressement judiciaire pour Okaïdi : pourquoi Jacadi du męme groupe bat des records

upday.com 1 godzina temu
Le groupe IDKIDS demande un redressement judiciaire pour Okaïdi et ses autres marques (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le groupe IDKIDS a annoncé mardi sa demande de redressement judiciaire pour la plupart de ses marques françaises, dont son enseigne phare de vętements pour enfants Okaïdi, ainsi qu'Obaïbi, Oxybul et la plateforme logistique IDLOG. Une audience est prévue le 3 février devant le tribunal de commerce de Lille Métropole pour examiner cette requęte qui concerne 2.000 salariés en France.

La demande vise les marques Obaïbi (0-3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux éducatifs) et IDLOG. En revanche, Jacadi Paris, les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe ne sont pas concernées, a précisé l'entreprise dans un communiqué. Le groupe IDKIDS emploie 6.000 personnes dans le monde et réalise un chiffre d'affaires mondial de 800 millions d'euros. Okaïdi génère à lui seul 600 millions d'euros de revenus au niveau mondial, dont 300 millions en France.

Un secteur sous pression

La direction du groupe a expliqué à l'AFP que cette demande de protection judiciaire devait «redonner du temps et de la capacité financière» pour «accélérer (sa) transformation». L'entreprise évoque un «effet sablier» où «le low-cost et l'ultra fast-fashion prospèrent» tandis que les marques de milieu de gamme comme Okaïdi sont prises en étau. «Okaïdi-Obaïbi subissent depuis plusieurs années la pression des coûts et de la concurrence (généralistes low-cost, fast-fashion, seconde main) qui ont fortement pesé sur les résultats de la marque en 2025», indique le communiqué.

La direction affirme qu'«Okaïdi doit faire évoluer son modèle opérationnel et réaffirmer sa singularité pour rester compétitif». En mars 2024, l'enseigne avait déjà annoncé une «stratégie de simplification» pouvant entraîner la suppression de 300 postes dans le réseau IDKIDS.

Inquiétudes syndicales

Farida Khelifi, déléguée syndicale CGT, a déclaré à l'AFP que ce redressement judiciaire était anticipé «depuis des années» en raison «d'erreurs stratégiques» et d'une «dette à neuf chiffres». Elle estime que la direction évolue «dans le noir» et que la procédure conduira «automatiquement à des fermetures magasins» et à «des postes supprimés».

«Okaïdi, c'est une belle marque mais malheureusement le secteur s'est dégradé», a-t-elle expliqué. «Le salaire moyen n'achète plus nos marques aujourd'hui, il préfère acheter sur Vinted». La syndicaliste a fustigé la stratégie tarifaire du groupe : «Si le client n'est pas au rendez-vous, ils ont beau faire ce qu'ils veulent, ça ne fonctionnera pas. Et comment on fait appel au client quand la collection est hors de prix et quand męme les soldes sont hors de prix?»

Une crise généralisée du pręt-à-porter français

Le secteur français du pręt-à-porter traverse une crise profonde, avec une activité en recul de 1,3% en 2025 et de 8,5% depuis 2019, selon l'Institut français de la mode. De nombreuses enseignes comme IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Pimkie, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam ont connu des difficultés récentes, tandis que Kaporal et Jennyfer ont été liquidées. La transition difficile vers la vente en ligne, le Covid-19, l'inflation et la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère expliquent ces turbulences.

À contre-courant, Jacadi Paris, autre marque du groupe IDKIDS positionnée sur le haut de gamme, affiche une «trajectoire de croissance» et a réalisé en 2025 «la meilleure performance de son histoire» avec une rentabilité en hausse, a indiqué le groupe à l'AFP.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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