Plus de 850 000 enseignants reprennent le chemin des classes ce vendredi pour une journée de pré-rentrée avant l'arrivée de leurs élèves lundi. Cette rentrée se déroule dans un contexte d'incertitude gouvernementale et de fortes pressions budgétaires sur l'Éducation nationale.
Le Premier ministre François Bayrou, qui risque de voir son gouvernement tomber le 8 septembre lors d'un vote de confiance à l'Assemblée nationale, veut supprimer 3 000 postes publics dès 2026. Les syndicats d'enseignants se mobilisent pour éviter toute suppression de postes dans l'Éducation nationale.
Crise d'attractivité du métier
"Une rentrée de la pénurie", dénonce Sophie Venetitay, secrétaire générale du SNES-FSU, principal syndicat du second degré. Elle estime qu'il manque encore entre 5 000 et 6 000 enseignants pour assurer correctement la rentrée.
D'après BFMTV, les deux tiers des membres du SNES-FSU ont pensé à la démission ces deux dernières années, près de la moitié en raison d'une "dégradation de l'école publique". Cette crise touche l'ensemble de la profession selon les témoignages recueillis.
La ministre de l'Éducation Elisabeth Borne promet pourtant que cette rentrée "se fait avec des moyens constants, un nombre de postes de professeurs constant, alors męme qu'on a une baisse de plus de 100 000 élèves" due à l'attrition démographique.
Stagnation des salaires
Les enseignants déplorent une absence de revalorisation salariale en 2024 et 2025. Selon Les Echos, 30 % des enseignants ont męme subi une baisse de salaire en 2023, malgré un salaire moyen stable à 3 010 euros net mensuel pour un temps complet.
Pour lutter contre la crise d'attractivité, la ministre a lancé une réforme de la formation initiale qui ouvre les concours de l'enseignement aux titulaires d'un Bac+3 au lieu d'un niveau master. Cette mesure suscite des débats au sein de la profession.
En visite au collège Jean-Mermoz d'Angers vendredi, Elisabeth Borne a échangé avec des enseignants qui ont exprimé leurs inquiétudes sur la remise en cause de la laïcité par leurs élèves. "Il faut réfléchir sur comment convaincre nos jeunes que c'est une loi de liberté", a répliqué la ministre.
Nouveaux défis pédagogiques
Les 58 100 écoles et établissements du second degré doivent intégrer de nouveaux programmes pour cette rentrée. Les enseignants devront se familiariser avec les nouveaux programmes de mathématiques et français dans le premier degré, ainsi qu'avec une initiation à l'intelligence artificielle.
Une réforme du contrôle continu pour le baccalauréat, qui fait déjà grincer des dents les syndicats, doit également ętre présentée aux enseignants ce vendredi. Ces changements s'ajoutent aux nouveaux programmes d'éducation à la vie affective et sexuelle.
Sources utilisées : "AFP", "Les Echos", "BFMTV" Note : Cet article a été édité avec l'aide de l'Intelligence Artificielle.