Les États-Unis ont proposé au président vénézuélien Nicolas Maduro de quitter le pays pour la Russie ou une autre destination, a révélé dimanche le sénateur républicain Markwayne Mullin. Cette offre intervient dans un contexte de tensions extręmes entre Washington et Caracas, marqué par un déploiement militaire américain massif dans la mer des Caraïbes.
Le sénateur de l'Oklahoma a dévoilé cette information sur CNN. «Soit dit en passant, nous avons donné à Maduro une opportunité de partir», a-t-il déclaré. «Nous lui avons dit qu'il pouvait partir pour la Russie ou qu'il pouvait aller dans un autre pays.»
Cette révélation survient alors que le président Donald Trump a ordonné le déploiement du plus grand porte-avions du monde dans la région. Le président américain accuse le Venezuela d'ętre responsable du trafic de drogue vers le marché américain et a averti samedi que l'espace aérien vénézuélien était «entièrement fermé». Des avions de combat américains ont été enregistrés à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes ces derniers jours.
Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, rejette catégoriquement ces accusations. Le dirigeant socialiste affirme que Washington utilise le prétexte du narcotrafic pour tenter de le renverser et s'emparer des réserves pétrolières du Venezuela. En réponse à la pression américaine, Maduro a ordonné samedi des manœuvres militaires le long des côtes vénézuéliennes.
Opérations anti-drogue meurtrières
Depuis septembre, les forces américaines ont mené des opérations anti-narcotiques agressives dans la mer des Caraïbes et le Pacifique Est. Plus de 20 navires suspectés de trafic de drogue ont été ciblés. Ces interventions ont provoqué au moins 83 morts, que l'ONU a qualifiées d'«exécutions extrajudiciaires».
Pressions américaines pour un changement de régime
Les sénateurs républicains intensifient ouvertement leurs appels au départ de Maduro. «Le peuple vénézuélien lui-męme s'est également exprimé et a dit qu'il voulait un nouveau dirigeant et restaurer le Venezuela en tant que pays», a ajouté Mullin sur CNN.
Le sénateur Lindsey Graham s'est montré encore plus direct sur X samedi. «Depuis plus d'une décennie, Maduro contrôle un État narco-terroriste qui empoisonne l'Amérique», a-t-il écrit, qualifiant le président vénézuélien de «dirigeant illégitime». Graham a suggéré ironiquement des destinations alternatives : «J'entends dire que la Turquie et l'Iran sont charmants à cette période de l'année…»
Maduro, héritier politique d'Hugo Chavez, figure de la gauche radicale en Amérique latine, a été réélu en 2024 lors d'un scrutin contesté, accompagné de troubles et d'arrestations. Le New York Times a récemment révélé qu'un échange téléphonique entre Trump et Maduro concernant une possible rencontre aux États-Unis avait eu lieu.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








