Le Premier ministre britannique Keir Starmer n'a « aucun projet » de s'entretenir avec le président russe Vladimir Poutine, a affirmé vendredi un porte-parole de Downing Street. Cette position tranche avec celle de plusieurs dirigeants européens qui plaident pour une reprise du dialogue avec Moscou, alors que le président américain Donald Trump a lui-męme renoué le contact avec son homologue russe.
Le porte-parole du gouvernement britannique a détaillé la position de Londres : « Le Premier ministre n'a aucun projet de s'entretenir avec le président Poutine. Son objectif est clairement de soutenir l'Ukraine pour obtenir une paix juste et durable, et de placer ce pays dans la position la plus forte possible pour poursuivre à la fois le combat et aller vers des négociations de paix. » Selon lui, Vladimir Poutine a « jusqu'à présent montré aucun signe » de vouloir mettre fin à la guerre.
Divergences européennes
La position britannique contraste fortement avec celle d'autres capitales européennes. Le président français Emmanuel Macron a estimé en décembre 2025 qu'il pourrait « redevenir utile » « de parler à Vladimir Poutine » dans le cadre d'un « dialogue complet avec la Russie ». La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a déclaré début janvier que « le moment (était) venu où l'Europe devrait parler aussi avec la Russie », proposant męme la nomination d'un « envoyé spécial » européen.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a lui aussi affirmé mercredi que « trouver un équilibre sur le long terme avec la Russie » permettrait à l'Union européenne d'« envisager l'avenir avec plus de confiance ».
Moscou salue certaines ouvertures
Le Kremlin a jugé « positive » la volonté de certains pays européens de rétablir le dialogue, rompu après le début de l'assaut russe contre l'Ukraine en 2022. Mais le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a vivement critiqué Londres, affirmant plus tôt vendredi que le Royaume-Uni « reste pour l'instant sur des positions radicales » et « ne souhaite pas contribuer à l'établissement de la paix ». Il a dénoncé une attitude « destructive » : « La position de Londres est de nature destructive. »
L'argument des partisans d'un dialogue européen avec Moscou repose sur une crainte : si Donald Trump dialogue avec Vladimir Poutine sans coordination européenne, le Vieux Continent risque de devenir une simple variable d'ajustement dans un éventuel règlement politique de la guerre en Ukraine. Le gouvernement britannique maintient néanmoins « régulièrement » des contacts avec Moscou via son ambassade.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








