Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé samedi que «pas une seule centrale électrique» en Ukraine n'a été épargnée par les frappes russes. Lors de son intervention à la Conférence sur la sécurité de Munich, il a critiqué la lenteur des livraisons de systèmes de défense aérienne par les alliés, alors que des centaines de milliers de foyers sont privés de chauffage et d'électricité durant un hiver particulièrement glacial.
Le président ukrainien a dénoncé le rythme des décisions politiques concernant les livraisons de missiles pour les systèmes Patriots et NASAMS. «Parfois, nous parvenons à livrer de nouveaux missiles à nos Patriots ou à nos NASAMS juste avant une attaque, et parfois à la toute dernière minute», a-t-il déploré devant l'assistance. Kiev et ses alliés accusent Moscou de cibler délibérément les infrastructures ukrainiennes.
«Esclave de la guerre»
Zelensky a qualifié le président russe Vladimir Poutine d'«esclave de la guerre» qui «ne peut se résoudre à abandonner l'idée męme de la guerre». Ces déclarations interviennent avant un nouveau cycle de négociations prévu à Genève la semaine prochaine entre Moscou, Kiev et Washington. Des discussions récentes à Abu Dhabi ont buté sur la question d'un éventuel partage de territoires.
Le président ukrainien a exprimé son espoir pour des négociations «sérieuses et substantielles», tout en regrettant l'orientation des pourparlers. «Les Américains reviennent souvent sur la question des concessions, et trop souvent ces concessions sont abordées uniquement dans le contexte de l'Ukraine, pas de la Russie», a-t-il critiqué. Il a également déploré l'absence européenne : «L'Europe n'est pratiquement pas présente à la table. C'est une grosse erreur, selon moi.»
Le président américain Donald Trump avait appelé vendredi Zelensky à «se bouger» pour parvenir à un accord avec la Russie.
Rejet des concessions territoriales
Zelensky a fermement rejeté toute concession territoriale lors d'une conférence de presse samedi. «Ce qu'ils veulent au minimum, c'est le Donbass, la région de Donetsk, à 100%, pour présenter ça comme une victoire», a-t-il exposé. Il a qualifié de «folie» l'idée d'un échange de territoires : «On ne peut pas se retirer de notre territoire, ni échanger une parcelle contre une autre. Il ne s'agit pas seulement de terres : 200.000 personnes y vivent, des milliers y ont perdu la vie.»
Le président ukrainien a tracé un parallèle historique avec la Conférence de Munich de 1938, accusant Poutine de vouloir «répéter» cet épisode qui avait conduit au démembrement de la Tchécoslovaquie pour apaiser Adolf Hitler, un an avant la Seconde Guerre mondiale. «Ce serait une illusion de croire que cette guerre peut désormais ętre durablement réglée en divisant l'Ukraine, tout comme il était illusoire de croire que sacrifier la Tchécoslovaquie sauverait l'Europe d'une grande guerre», a-t-il averti.
Zelensky a réaffirmé que Kiev fait «tout» pour mettre fin au conflit, près de quatre ans après le déclenchement de l'invasion russe à grande échelle. Il a conditionné l'organisation d'élections en Ukraine à l'obtention de garanties de sécurité et à la conclusion d'un cessez-le-feu. «Nous pouvons aussi accorder un cessez-le-feu aux Russes s'ils organisent des élections en Russie», a-t-il ironisé, visant Poutine qui dirige la Russie depuis fin 1999.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).







