De nouveaux documents liés à Jeffrey Epstein révèlent des échanges jusqu'ici inconnus entre la princesse Mette-Marit, future reine de Norvège, et le criminel sexuel américain. Son nom apparaît au moins 1.000 fois dans des millions de pages diffusées vendredi par le ministère américain de la Justice. Cette révélation intervient à un moment particulièrement difficile : le procès de son fils pour viol et violences s'ouvre mardi à Oslo, tandis qu'elle fait face à de graves problèmes de santé nécessitant probablement une transplantation pulmonaire.
Les échanges entre la princesse de 52 ans et Epstein se sont déroulés entre 2011 et 2014. Le contenu de ces communications, publié ce week-end dans la presse norvégienne, révèle des conversations étonnamment familières. La dernière communication écrite date de janvier 2014.
Certains messages dévoilent des échanges pour le moins inhabituels. La princesse a évoqué dans un courriel qu'il serait «inapproprié pour une mère de suggérer, comme fond d'écran pour son fils de 15 ans, une image de deux femmes nues portant une planche de surf». Elle avait qualifié Epstein de «très charmant». Dans un autre échange de 2012, alors qu'Epstein se disait «en quęte d'une épouse», Mette-Marit a répondu que cela serait «bien pour l'adultère», ajoutant que «les Scandinaves (font) de meilleures femmes».
Regrets et excuses publiques
Dans un communiqué transmis par le Palais royal à l'AFP, la princesse a exprimé des regrets profonds. «J'ai commis une erreur de jugement et je regrette profondément d'avoir eu le moindre contact avec Epstein. C'est tout simplement embarrassant», a-t-elle déclaré. Elle a assumé la responsabilité «de ne pas avoir vérifié plus attentivement les antécédents d'Epstein et de ne pas avoir compris assez rapidement quel genre de personne il était».
Mette-Marit a précisé avoir effectué des recherches sur Epstein, mentionnant l'avoir «googlé» dès 2011. «Oui, ça n'a pas fait une très bonne impression», avait-elle écrit à l'époque. Elle a néanmoins insisté sur le fait que «seul Jeffrey Epstein (devait) répondre de ses actes». Le Palais a expliqué que la princesse avait cessé le contact avec Epstein parce qu'il «tentait d'exploiter auprès d'autres personnes les liens qu'il avait eus avec la princesse héritière».
Un timing catastrophique
L'historien Ole-Jørgen Schulsrud-Hansen, expert de la royauté norvégienne, a commenté les révélations : «Cela donne presque l'impression qu'ils ont été des amis proches.» Il a souligné que «Une princesse héritière n'est jamais une personne privée» et que les échanges révèlent un problème plus profond. «Cela montre en tout cas un manque de discernement et que toutes les 'soupapes de sécurité' autour d'elle ont aussi failli», a-t-il déclaré.
Le prince héritier Haakon a annoncé que son épouse entreprendrait un voyage privé pendant le procès de son fils. Le couple princier n'assistera pas aux audiences. Marius Borg Høiby, 29 ans, fils de Mette-Marit issu d'une brève relation antérieure à son mariage avec Haakon, fait face à 38 chefs d'accusation, dont quatre viols et des violences contre d'ex-compagnes. Le procès durera sept semaines.
La princesse souffre d'une forme rare de fibrose pulmonaire, une maladie incurable des poumons. Le Palais a annoncé en décembre qu'elle subirait probablement une transplantation pulmonaire, une opération périlleuse considérée comme un dernier recours. «Espérons que la princesse est bien entourée. Cela ne doit pas ętre facile de faire face à tout cela en męme temps», a observé Schulsrud-Hansen, tout en ajoutant : «C'est quelqu'un qui doit mener plusieurs combats de front. Mais cela ne doit cependant pas empęcher de formuler des critiques si elles sont factuellement justifiées.»
Jeffrey Epstein, financier américain et criminel sexuel, avait été condamné en 2008 à un peu plus d'un an de prison pour recours à des prostituées mineures. Il s'est suicidé en 2019.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).









