Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a mis en garde vendredi contre un «effondrement financier imminent» de l'organisation. Cette alerte a été lancée dans une lettre adressée aux États membres, consultée par l'AFP. La situation est jugée «radicalement différente» des difficultés financières passées : les contributions impayées atteignent 1,6 milliard de dollars fin 2025, plus du double par rapport à 2024.
Les États-Unis ont refusé ou retardé le versement de contributions obligatoires ces derniers mois, et ont réduit le financement de certaines agences onusiennes. Cette hostilité envers le multilatéralisme s'inscrit dans un contexte où le président Donald Trump a lancé en janvier un «Conseil de paix», perçu par ses détracteurs comme une organisation rivale de l'ONU. Plus de 150 États membres ont néanmoins honoré leurs cotisations.
L'organisation fait face à un «problème connexe», selon Farhan Haq, l'un des porte-parole du chef de l'organisation : elle doit rembourser aux États membres des fonds non dépensés. Guterres dénonce un piège : «Nous sommes pris dans un cycle kafkaïen : on attend de nous que nous rendions de l'argent qui n'existe pas.»
Risque d'asphyxie en juillet
Le secrétaire général craint que l'ONU ne puisse pas «exécuter intégralement le budget-programme 2026 approuvé en décembre». «Pire encore, [...] les liquidités du budget ordinaire pourraient ętre épuisées dès le mois de juillet», alerte-t-il dans sa lettre.
L'organisation gèle régulièrement les recrutements, retarde des paiements et réduit des missions en raison de pénuries financières. Mais Guterres estime que ces mesures ne suffisent plus face à l'ampleur de la crise actuelle.
Appel aux États membres
Le secrétaire général appelle les États membres à «honorer pleinement et dans les délais leurs obligations de paiement». Il demande également de «revoir en profondeur [les] règles financières» de l'organisation si les gouvernements persistent dans leurs «décisions» «de ne pas honorer des contributions obligatoires finançant une part significative du budget ordinaire approuvé».
L'ONU a «déjà surmonté» des périodes financières délicates par le passé. Mais Antonio Guterres insiste : «la situation actuelle est radicalement différente».
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).










