17 passeurs de taxi-boats condamnés jusqu'à huit ans de prison à Lille

upday.com 5 godzin temu
Le tribunal de Lille condamne 17 passeurs pour trafic de migrants par "taxi-boats" (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le tribunal de Lille a condamné mercredi 17 passeurs pour avoir organisé le transport clandestin de migrants de la France vers le Royaume-Uni au moyen de «taxi-boats». Les peines vont d'un an de prison avec sursis à huit ans ferme. Trois des condamnés doivent également répondre d'homicide involontaire après la mort d'une Érythréenne de 24 ans lors d'une traversée en septembre 2023.

Le tribunal spécialisé de Lille a prononcé des peines d'emprisonnement allant jusqu'à huit ans ferme. La plupart des condamnés doivent payer des amendes comprises entre 10 000 et 150 000 euros. Le tribunal a également prononcé des interdictions du territoire français.

Le parquet a poursuivi les hommes, âgés de la vingtaine à la quarantaine, pour aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs et mise en danger d'autrui.

La présidente du tribunal a précisé que seules deux nationalités ont pu ętre établies avec certitude. Lors du procès, huit prévenus se sont déclarés Syriens, d'autres Libyen, Irakien ou Tunisien.

Une méthode développée depuis 2023

Le mode opératoire des «taxi-boats» s'est développé depuis 2023. Les embarcations pneumatiques sont lancées discrètement depuis des voies navigables intérieures pour échapper à la surveillance policière sur les plages de départ principales. Les bateaux rejoignent ensuite les plages par la mer. Les migrants embarquent directement dans l'eau, souvent dans des conditions chaotiques, avant de poursuivre la traversée vers l'Angleterre.

Un réseau structuré comme un trafic de drogue

Le ministère public a décrit le réseau comme hautement organisé. Le parquet a évoqué un système «face à un réseau qu'on pourrait comparer à un réseau de stupéfiants» avec «un rôle, des responsabilités différentes et une rémunération spécifique» pour chaque membre.

La structure comprenait des organisateurs, des guides chargés de conduire les migrants vers les zones d'embarquement, des conducteurs de taxi-boats, des rabatteurs et des chauffeurs transportant les passeurs sur la côte.

Le parquet avait requis des peines d'un à neuf ans de prison, assorties d'amendes et d'interdictions du territoire français.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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