400 gigawatts : l'Europe pourrait réduire de 30% ses importations fossiles

upday.com 3 godzin temu
Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, lors d'une conférence économique. (Image symbolique) (Photo by Thibaud MORITZ / AFP) (Photo by THIBAUD MORITZ/AFP via Getty Images) Getty Images

Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, a estimé mercredi que l'Europe dispose d'un potentiel « massif » de 400 gigawatts d'énergie de récupération. Ce chiffre équivaut à la totalité de la capacité nucléaire mondiale et pourrait remplacer environ 30% des importations européennes de combustibles fossiles.

La patronne du géant des services à l'environnement a présenté cette estimation lors d'une conférence organisée par l'Association des journalistes de l'énergie. « À l'échelle de l'Union européenne, c'est 400 gigawatts », a déclaré Estelle Brachlianoff. Elle a précisé : « 400 tranches (ou réacteurs, NDLR) nucléaires, donc c'est massif. » Selon les données d'EDF, le parc nucléaire mondial compte 417 réacteurs pour une capacité installée de 377 gigawatts.

« C'est en gros 30% de l'import de carburants fossiles européens qui pourraient ętre remplacés », a souligné la dirigeante. Cette énergie de récupération provient de sources variées : chaleur récupérée des réseaux d'eaux usées, incinération de déchets non recyclables, chaleur résiduelle des usines et des centres de données, ou encore biogaz issu des boues d'épuration.

Urgence d'action collective

Estelle Brachlianoff a appelé l'Europe à faire preuve d'« une volonté collective d'aller vite ». « Si on s'y met, dans les cinq ans qui viennent », ce potentiel pourrait ętre atteint, a-t-elle affirmé. À l'inverse, « si on attend juste tranquillement au rythme actuel, c'est 20 ans ».

La guerre en Ukraine a servi de « révélateur » de la dépendance européenne aux importations de combustibles fossiles, notamment russes. Ce contexte renforce l'urgence d'exploiter les ressources énergétiques locales.

Stratégie de Veolia

Le groupe Veolia a fait de ces « énergies locales » ou « de récupération » une priorité de son plan stratégique. L'objectif est double : « verdir » l'entreprise tout en augmentant la rentabilité, ces activités étant plus profitables que la gestion traditionnelle de l'eau et des déchets.

Estelle Brachlianoff a évoqué les réseaux de chauffage urbain existants : « On a quelques réseaux de chauffage urbain qui existent dans des grandes villes, des villes moyennes, il y a un potentiel pour faire beaucoup plus. » Elle a ajouté : « Beaucoup de maires l'ont bien compris. »

En Pologne, Veolia a annoncé fin novembre un projet à Poznan visant à « éliminer totalement » le charbon de son réseau de chauffage d'ici 2030.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

Idź do oryginalnego materiału