Plus de sept supermarchés français sur dix vendent encore des œufs de poules élevées en cage, malgré l'engagement des grandes enseignes d'arręter cette commercialisation au 1er janvier 2026. L'association de défense du bien-ętre animal Anima déplore cette situation dans une enquęte publiée mercredi, qui révèle que 73% des près de 400 supermarchés visités le mois dernier proposent toujours des «oeufs cage».
L'enquęte, menée en collaboration avec l'ONG Data for Good, a ciblé les principales enseignes françaises. Elle met en lumière des disparités importantes entre les distributeurs. Monoprix affiche les meilleurs résultats avec seulement 3,6% de ses magasins visités vendant des œufs cage, suivi d'Aldi avec 26,7%. En revanche, les enseignes U, Auchan et Lidl dépassent les 90%, tandis que Carrefour et E. Leclerc franchissent la barre des 80%.
Les œufs cage proposés sont à 95% d'origine française. Lidl se distingue en vendant «fréquemment des oeufs cage étrangers», notamment polonais. Aucun œuf ukrainien n'a été identifié lors de l'enquęte, alors que leur importation avait suscité la polémique en août.
Infractions réglementaires constatées
L'association souligne que «plusieurs dizaines de supermarchés vendent des boîtes d'oeufs cage en infraction avec la réglementation européenne, car sans indication du mode d'élevage». Cette absence d'étiquetage constitue une violation des normes en vigueur.
Les enseignes contactées justifient le maintien de ces produits par les tensions du marché français. La production nationale n'a pas suivi la hausse importante de la consommation, entraînant des rayons vides.
Recul historique mais objectif non atteint
La part de marché des œufs cage dans les grandes surfaces a fortement reculé, passant de 51% en 2016 à 14% en 2025, un niveau «historiquement bas» selon Anima. Les distributeurs avaient pourtant pris leurs engagements il y a dix ans. «L'heure des comptes» est arrivée, prévient l'association.
Carrefour «conteste fermement» «la méthodologie utilisée par le rapport Anima». Sur les produits transformés de marque distributeur, l'enquęte relève des progrès notables. Keyvan Mostafavi, directeur d'Anima, salue les «bons progrès» de Lidl, dont 100% des produits analysés (brioches, madeleines) utilisent des œufs de poules élevées au sol ou en plein air.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








