Julien Sanchez, vice-président du Rassemblement national, a annoncé samedi sa candidature aux élections municipales de Nîmes. Cette ville de 150.000 habitants, contrôlée par la droite depuis près de vingt-cinq ans, connaît un bouleversement politique inédit : une gauche unie fait face à une droite profondément divisée, ouvrant la voie à une potentielle victoire de l'extręme droite ou de l'extręme gauche.
Le maire sortant Jean-Paul Fournier, 80 ans, qui dirige Nîmes depuis 2001 sous l'étiquette Les Républicains (LR), ne se représente pas. Mais la succession s'annonce chaotique pour son camp. La droite locale est fracturée en deux candidatures : celle de Franck Proust, 62 ans, premier adjoint au maire et officiellement investi par LR en juillet dernier, et celle de Julien Plantier, 39 ans, ancien premier adjoint entré en dissidence début 2025 et qui mène une liste aux côtés de Valérie Rouverand (Renaissance).
À l'inverse, la gauche a réussi son union. Le candidat communiste Vincent Bouget, 46 ans, conduit une liste rassemblée, à l'exception notable de La France Insoumise. Cette configuration inédite rebat toutes les cartes dans une ville marquée par ses quartiers prioritaires de Pissevin et Valdegour, touchés par la pauvreté et le narcotrafic.
Avertissement contre «l'extręme gauche»
Julien Sanchez a justifié son entrée en lice par l'urgence de la situation. Lors de sa conférence de presse samedi, il a lancé : «Nous sommes aujourd'hui dans une situation grave puisque l'extręme gauche peut aujourd'hui légitimement gagner la ville de Nîmes, en raison de la bętise et des égos de la droite sortante.»
Le vice-président du RN a expliqué : «J'ai choisi de prendre mes responsabilités. (…). Il fallait que le RN présente le candidat le plus en mesure de rassurer les électeurs.» Ancien maire de Beaucaire (Gard) de 2014 à 2024, Sanchez est également eurodéputé et directeur de campagne municipale pour son parti.
Vincent Bouget a livré sa propre analyse sans détour : «Le maire de Nîmes sera communiste ou issu du Rassemblement national. Il n'y a pas d'autre choix, la droite a perdu d'avance.» Le RN présentera son programme et sa liste en février.
Le contexte départemental renforce la position du Rassemblement national : toutes les circonscriptions du Gard sont actuellement détenues par des députés RN et UDR. Sanchez a notamment élaboré une charte d'engagement qui conditionne le soutien du parti aux élections municipales à l'obtention de parrainages pour l'élection présidentielle.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).






