Marine Le Pen déclare samedi s'engager «dans un combat pour (s)on innocence» alors que débute mardi à Paris son procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national. Une condamnation en première instance à cinq ans d'inéligibilité bloque actuellement sa candidature à la présidentielle de 2027. Ce procès est décisif pour son avenir politique.
La dirigeante d'extręme droite comparaît avec le Rassemblement national et dix autres prévenus pour avoir prétendument rémunéré des employés du parti avec des fonds du Parlement européen entre 2004 et 2016. Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamnée en première instance à quatre ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
Optimisme affiché
Lors d'une conférence de presse à Marseille, Marine Le Pen affiche sa confiance : «Quand on fait appel, par définition, on est optimiste.» La députée ajoute : «Je veux conserver cet optimisme et cette conviction que la cour entendra les arguments que le tribunal n'a pas entendus.»
À l'ouverture du procès mardi à Paris, quand on l'interroge sur ses sentiments, elle répond laconiquement : «aucun sentiment» et affirme n'avoir «rien dissimulé».
Enjeu présidentiel
L'inéligibilité que le tribunal a prononcée en première instance l'empęche actuellement de se présenter à la présidentielle. Marine Le Pen déclare que sa priorité est que «les idées que nous représentons soient en ordre de marche l'été prochain pour pouvoir concourir à l'élection présidentielle dans les meilleures circonstances possibles».
Le parquet reproche des faits qui remontent à une période où le Front national traversait des difficultés financières dues à de mauvais résultats électoraux.
Le député RN Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille, accompagnait la dirigeante lors de la conférence de presse.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).





