Ce que Nasry Asfura prépare pour le Honduras - et pourquoi Washington suit de près

upday.com 3 godzin temu
Des militaires du Honduras arrivent au Congrès à Tegucigalpa le 26 janvier 2026 en amont de l'investiture du président Nasry Asfura JOHAN ORDONEZ

Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump, sera investi mardi comme président du Honduras pour un mandat de quatre ans. Le candidat de droite, âgé de 67 ans, met fin à quatre années de gouvernement de gauche dans le pays le plus pauvre et le plus violent d'Amérique centrale.

L'élection a suscité la controverse. Les résultats ont été retardés de près de trois semaines et des soupçons de fraude ont émergé. La présidente sortante Xiomara Castro a dénoncé l'ingérence du président américain dans le processus électoral.

Priorité aux relations avec Washington

Asfura, ancien entrepreneur du bâtiment et maire de Tegucigalpa, place les relations avec les États-Unis au cœur de sa stratégie. «Nous devons resserrer nos relations avec notre partenaire commercial le plus important», a-t-il déclaré après avoir rencontré le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

Les États-Unis représentent le premier partenaire commercial du Honduras. Le pays exporte 60% de ses produits vers le marché américain. Le président élu envisage la signature d'un accord de libre-échange et demande le rétablissement du TPS, un programme de protection pour environ 60.000 Honduriens aux États-Unis.

Environ deux millions de Honduriens vivent aux États-Unis. Leurs transferts d'argent représentent un tiers du PIB du pays.

L'équation chinoise

La question des relations avec la Chine et Taiwan divise. Le gouvernement Castro avait rompu les relations avec Taiwan, que Pékin revendique comme son territoire. Asfura n'exclut pas de les rétablir.

Sur la Chine, il a déclaré à CNN : «Il faut analyser les engagements (signés avec la Chine), voir ce qui est le mieux pour le Honduras, et c'est là que nous prendrons les meilleures décisions.»

L'économiste Liliana Castillo a révélé à l'AFP le déséquilibre commercial : «en 2024 (...) ce que nous achetons (à la Chine) approche les 3 milliards de dollars», contre seulement «40 millions» d'exportations honduriennes vers la Chine.

Défis sécuritaires et économiques

Le nouveau président hérite d'un pays marqué par la violence. Le Honduras affiche un taux d'homicides de 23 pour 100.000 habitants. Les gangs Mara Salvatrucha et Barrio 18, classés organisations terroristes par Washington, prospèrent grâce au trafic de drogue et à l'extorsion.

Daniel Santos, chauffeur de taxi de 64 ans dans la capitale, a expliqué à l'AFP : «L'extorsion (des gangs) met au pied du mur tous ceux qui ont un commerce ou travaillent à leur compte, et si l'on ne paie pas, on se fait tuer. +Papi+ (surnom d'Asfura) doit s'attaquer à cela de front.»

La pauvreté touche 60% des 11 millions d'habitants. La dette publique atteint 45% du PIB. Asfura devra attirer les investissements étrangers et développer les infrastructures tout en réduisant les dépenses publiques.

Le prédécesseur d'Asfura dans son parti, Juan Orlando Hernandez, président de 2014 à 2022, a été condamné en 2024 à 45 ans de prison pour trafic de drogue aux États-Unis. Trump l'a gracié en novembre.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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