Des milliers à Paris réclament justice pour El Hacen Diarra, mort en garde à vue

upday.com 3 godzin temu
Plusieurs milliers de personnes manifestent à Paris pour El Hacen Diarra (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Paris pour soutenir la famille d'El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans décédé dans la nuit du 14 au 15 janvier en garde à vue. Une vidéo montre un policier donnant deux coups de poing à l'homme au sol lors de son interpellation violente. La famille réclame «Justice» et «Vérité», tout en exprimant son scepticisme face aux chances d'obtenir réparation.

La manifestation a démarré depuis le foyer de travailleurs migrants du 20e arrondissement où vivait El Hacen Diarra. Les participants portaient des banderoles avec les mots «Justice» et «paix à son âme». Une enquęte judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné la mort par une personne dépositaire de l'autorité publique a été ouverte, et des examens complémentaires à l'autopsie ont été ordonnés.

Diankou Sissoko, le cousin d'El Hacen Diarra, a déclaré à l'AFP : «Ça fait très, très mal.» Il a ajouté : «On est là car c'est notre devoir, nous sommes sa famille. Mais je ne crois pas du tout qu'il y aura une justice. Parce qu'avant qu'El Hacen soit mort, il y avait déjà eu d'autres morts, et il n'y a jamais eu de justice.» Il a décrit son cousin comme «quelqu'un de gentil, souriant, réservé» et «quelqu'un de tranquille», en contraste avec la version policière qui le dépeint comme agressif.

Les policiers toujours en service

Les deux policiers impliqués dans l'arrestation restent en exercice, une situation qui suscite l'indignation. Anne Baudonne, adjointe à la mairie du 20e arrondissement, a déclaré à l'AFP que les résidents du foyer ont «peur de sortir». Elle a questionné : «On ne comprend pas pourquoi le ministre de l'Intérieur n'a pas trouvé légitime de les suspendre.»

Un éducateur de 29 ans, habitant du 20e arrondissement, présent à la manifestation, a confié : «Je suis habitant du 20e arrondissement, et si j'ai un problème, c'est à ces policiers que je dois m'en remettre. Je suis ici pour exprimer que ce n'est pas possible, qu'il y a trop de problèmes avec ce commissariat.»

Réactions politiques et appels militants

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré au Parisien : «Rien ne dit, à ce stade, quelles sont les causes de la mort.» Il a cependant reconnu que «le fonctionnaire qui, sur les images, met deux coups de poing, devra s'expliquer.»

Assa Traoré, figure de la lutte contre les violences policières, a lancé depuis un char lors de la manifestation : «Si nous laissons passer pour El Hacen, il y aura de nombreux El Hacen.» Doums Coulibaly, délégué d'un intercollectif pour les sans-papiers, a martelé : «On n'est pas contre la police, on est contre la police qui nous tue.» Il a appelé à «filmer» les interventions policières : «Quand vous voyez une situation avec un policier, filmez-le, montrez-le, partout !»

Mamadou Dia, un Sénégalais de 65 ans résidant depuis 20 ans au foyer, a déclaré à l'AFP : «Les policiers passent tout le temps. Chaque fois, ils veulent qu'on rentre... mais il faut qu'on prenne l'air quand męme !» Des fleurs et des lettres de condoléances ont été déposées près du muret où El Hacen Diarra a été interpellé.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

Idź do oryginalnego materiału