L'uranium russe : la France en importe 18 %, l'UE retarde malgré la guerre

upday.com 2 godzin temu
L'UE repousse sa décision sur l'interdiction des importations nucléaires russes (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

L'Union européenne se trouve face à un double défi énergétique. Le commissaire à l'Energie Dan Jorgensen a exprimé mercredi une inquiétude grandissante concernant la nouvelle dépendance au gaz naturel liquéfié américain, qui a largement remplacé les achats de gaz russe. Parallèlement, la Commission européenne repousse sa décision d'interdire les importations nucléaires russes, citant des négociations délicates avec certains États membres, notamment la France.

« Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre », a déclaré Jorgensen aux journalistes. La crise au Groenland a servi de « signal d'alarme » face aux bouleversements géopolitiques actuels. L'UE doit désormais songer à diversifier ses approvisionnements pour éviter de reproduire les erreurs du passé.

Le dossier nucléaire en suspens

La Commission européenne refuse de s'engager sur un calendrier précis pour bannir les importations de combustible nucléaire russe. Dan Jorgensen a fixé des conditions claires : « En ce qui concerne le nucléaire, certains États membres dépendent toujours du combustible russe, et nous devons nous assurer que nous disposons de sources alternatives. Dès que ce sera le cas, bien sûr en étroite concertation avec les États membres concernés, je présenterai la proposition. »

Les imports nucléaires russes représentent environ un milliard d'euros par an. Selon un rapport de Greenpeace publié mercredi, la France importe 18 pour cent de son uranium enrichi de Russie, d'après les chiffres des douanes françaises arrętés fin septembre 2025. L'organisation environnementale dénonce le maintien des relations commerciales avec le géant public nucléaire russe Rosatom, près de quatre ans après l'invasion de l'Ukraine.

Une stratégie d'indépendance complexe

L'Union européenne vise une indépendance totale vis-à-vis de l'énergie russe pour priver Moscou de fonds destinés à la guerre en Ukraine. L'UE a déjà adopté une interdiction du gaz russe pour l'automne 2027. Mais le calendrier reste incertain pour le pétrole russe, toujours utilisé en Hongrie et en Slovaquie, et pour le secteur nucléaire.

« Nous étudions les différentes conséquences possibles si nous arrętons ou lorsque nous arręterons d'importer du combustible nucléaire », a expliqué le commissaire. Malgré la valeur relativement faible de ces importations, Jorgensen insiste sur le principe : « Dans l'esprit de notre volonté de devenir 100 pour cent indépendants, cela doit également se faire. »

La France reste particulièrement sensible à ce dossier. Le nucléaire a assuré plus de 86 pour cent de la production d'électricité d'EDF en 2024. Le pays importe la totalité de l'uranium nécessaire à sa flotte nucléaire et dispose d'une usine d'enrichissement à Tricastin, dans la Drôme, gérée par Orano.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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