Le procès Le Pen : Le parquet reconnaît une surestimation des charges

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Marine Le Pen, présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national (RN), arrive au tribunal de Paris pour une audience dans le cadre de son procès en appel, où elle est accusée de détournement de fonds publics européens, le 14 janvier 2026 Thomas SAMSON

La Cour d'appel de Paris se prononce jeudi matin sur une demande qui pourrait changer la donne dans le procès de Marine Le Pen. Le parquet général a concédé mercredi que certains contrats d'assistants parlementaires devraient ętre retirés du dossier, reconnaissant que le tribunal de première instance a « surestimé » les charges. Une victoire procédurale potentielle pour la présidente du Rassemblement national, condamnée en première instance.

L'accusation a admis que la première instance avait appliqué l'infraction sur une période globale plutôt que contrat par contrat. Cette approche a conduit à une évaluation financière aggravée. « Ça a abouti à une aggravation de la situation pénale (de Marine Le Pen), pour une valeur complémentaire de détournements supposés d'1,4 million d'euros ! », a souligné Me Rodolphe Bosselut, l'avocat de Marine Le Pen, mercredi matin devant la cour.

Le problème juridique porte sur un « tableau annexe » non signé listant l'ensemble des contrats, y compris ceux n'ayant pas donné lieu à des mises en examen d'assistants. L'avocat général a précisé que « la saisine du tribunal ne pouvait ętre implicite ».

Réactions contrastées avec le premier procès

Me Bosselut a salué « l'honnęteté dont le parquet général a fait preuve » mercredi. Marine Le Pen a confirmé à la presse qu'il s'agissait d'« un événement majeur », contrastant avec son sentiment d'« une monstruosité juridique » lors du premier procès à l'automne 2024.

L'avocat a noté que l'audience d'appel se déroule « avec beaucoup plus de sérénité et moins d'hostilité » qu'en première instance. À l'époque, la présidente du tribunal correctionnel avait sèchement conseillé à Me Bosselut de « garder (ses) impressions et, surtout, ne (pas s')y fier » lorsqu'il évoquait son « impression de se faire piéger ».

Enjeu pour 2027

L'issue de ce procès d'appel, qui dure un mois, déterminera si Marine Le Pen pourra se présenter à l'élection présidentielle de 2027. La triple candidate malheureuse à la présidentielle vise une relaxe ou une peine d'inéligibilité inférieure à deux ans sans prison ferme ni bracelet électronique.

Lors des débats mardi, Marine Le Pen a adopté une stratégie différente de la première instance : « si un délit a été commis, je veux bien l'entendre », tout en pointant la négligence du Parlement européen. L'ancienne avocate des années 90 laisse désormais plus de place à ses défenseurs qu'en première instance.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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