La France et l'Union européenne doivent riposter si les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane, a déclaré mercredi le ministre français de l'Économie Roland Lescure. Il réagit aux menaces formulées le week-end dernier par Donald Trump. Lescure qualifie ces menaces d'attaque géopolitique qui nécessite une réponse ferme pour protéger l'intégrité territoriale de l'Europe.
Le ministre a présenté sa position devant le Sénat français. Il a souligné que les tensions dépassent le cadre commercial habituel. « On a effectivement aujourd'hui un chef d'État d'un ami de 250 ans qui menace d'utiliser une arme économique, les tarifs », a expliqué Lescure.
Le ministre français a insisté sur la nature géopolitique de la menace. « On n'est jamais trop pour les tarifs commerciaux, mais là, c'est en plus au service d'une cause géopolitique, d'une attaque géopolitique qui est, en plus, destinée à un de nos alliés. Et donc nous devons réagir de manière ferme », a-t-il déclaré. Les tensions concernent notamment le Groenland.
Front commun européen
Lescure a souligné la solidarité des alliés face aux menaces américaines. Les Européens, le Royaume-Uni, la Norvège et le Canada ont montré une volonté ferme et convergente de résister ensemble, selon le ministre. Il a défini deux objectifs : démontrer que l'Europe dispose aussi de moyens de riposte et viser la désescalade.
Le ministre s'est montré réaliste sur la possibilité d'escalade. « Malheureusement, si l'escalade doit avoir lieu, elle aura lieu. Mais en attendant, faisons tout pour que, j'allais dire, la pression retombe et qu'on montre avec force que l'intégrité territoriale de l'Europe, elle ne se négocie pas », a-t-il affirmé.
Lescure a toutefois constaté que la désescalade n'est pas encore à l'ordre du jour. Il a fait cette observation en référence au discours que Donald Trump prononçait au męme moment au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. « Une fois qu'on est ferme, une fois qu'on a affirmé avec force sa position, l'objectif, ça doit ętre aussi la désescalade, qui, si j'en crois l'intervention longue du président Trump actuellement, n'est pas encore à l'ordre du jour à Davos », a-t-il commenté.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).




