Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a lancé samedi un avertissement solennel aux États-Unis lors de la Conférence de Munich. Toute tentative de «comploter pour diviser la Chine par le biais de Taïwan» pourrait «très probablement conduire à une confrontation» entre Pékin et Washington. Wang Yi a également dénoncé le Japon, critiquant les propos de la Première ministre Sanae Takaichi sur une intervention militaire à Taïwan et le militarisme historique japonais.
Le chef de la diplomatie chinoise a énuméré les politiques américaines qu'il considère comme des lignes rouges. Il a cité «celle du découplage, de la dissociation et de la rupture des liens avec la Chine, de l'opposition à tout ce qui touche à la Chine, celle de la formation de diverses cliques et groupes visant la Chine, voire celle d'inciter et de comploter pour diviser la Chine par le biais de Taïwan, franchissant ainsi les lignes rouges de la Chine». Wang Yi a exhorté Washington à privilégier une voie «pragmatique» de «coopération» et d'«intéręts communs» avec Pékin.
Pour la Chine, Taïwan constitue une province intégrante de son territoire, séparée depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Pékin se réserve le droit d'utiliser la force pour contrôler l'île. Les États-Unis entretiennent des relations diplomatiques avec Pékin mais pas avec Taipei, tout en restant le principal fournisseur d'armes de Taïwan.
Attaque contre le Japon
Wang Yi a qualifié de «grave attaque contre la souveraineté» les commentaires formulés en novembre par la Première ministre japonaise Sanae Takaichi sur une potentielle intervention militaire à Taïwan. Ces déclarations ont, selon lui, gravement détérioré les relations bilatérales.
Le ministre chinois a établi un parallèle historique entre l'Allemagne et le Japon. Il a souligné que si l'Allemagne a rompu avec le nazisme après la Seconde Guerre mondiale, «les fantômes du militarisme» japonais n'ont «pas disparu». Wang Yi a rappelé que le Japon a contrôlé Taïwan de 1895 à 1945, avant sa rétrocession au gouvernement chinois, et évoqué les atrocités commises en Asie dans les années 1930 et 1940.
«Toutes les nations éprises de paix devraient adresser un avertissement au Japon: s'il veut revenir en arrière et emprunter cette voie, il ne pourra que courir à sa perte», a-t-il déclaré. Le chef de la diplomatie a conclu par un avertissement: «S'il veut tenter à nouveau le sort, alors il essuiera une défaite plus rapide et plus cuisante encore».
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








