Procès d'un hypnothérapeute accusé d'avoir violé 14 femmes droguées

upday.com 1 dzień temu
Les plaignantes et leurs avocats attendent l'ouverture du procès de Cyril Zattara à Aix-en-Provence (Image symbolique) (Photo by Thibaud MORITZ / AFP via Getty Images) Getty Images

Le procès d'un hypnothérapeute et professeur de danse rock accusé d'avoir violé 14 femmes après les avoir droguées s'est ouvert lundi à Aix-en-Provence. Dès l'audience inaugurale devant la Cour criminelle des Bouches-du-Rhône, un débat procédural s'est imposé : le procès doit-il se tenir à huis clos pour protéger la dignité des victimes, ou en public comme le réclament plusieurs d'entre elles ?

Cyril Zattara, 47 ans, est poursuivi pour avoir violé 14 femmes qu'il aurait mises en état d'inconscience partielle avec des sédatifs. Il est également accusé d'atteintes à la vie privée pour avoir filmé des femmes à leur insu. L'accusé est en détention provisoire depuis près de cinq ans.

Un désaccord entre les parties civiles

L'avocate Caroline Kazanchi a demandé le huis clos pour garantir «la dignité» de sa cliente. Mais Me Marylou Diamantara, qui représente six victimes, s'y est opposée. «C'est une évidence que ce procès doit se passer dans la dignité avant toute chose», a-t-elle déclaré, «mais le huis clos ne peut pas ętre prononcé si les parties civiles s'y opposent». Elle a évoqué «les 15 autres victimes qui vous supplient que l'audience soit publique».

Le président Roger Arata a rappelé que «le huis clos est de droit» si une partie civile le demande. L'avocat général Serge Bocoviz a réclamé «l'application de la loi». Cyril Zattara a reconnu : «le droit revient aux victimes, je n'ai rien à dire à ce niveau-là».

Un mode opératoire répété pendant une décennie

Selon les enquęteurs, Cyril Zattara glissait un sédatif dans un verre de vin ou d'eau qu'il servait aux femmes reçues à son domicile. Il les violait ensuite pendant qu'elles se trouvaient dans un état second. Ses proches le décrivaient comme une personne «sociable» et «empathique».

Près d'une vingtaine de femmes, dont certaines accompagnées de proches, étaient présentes à l'ouverture du procès. Beaucoup se connaissent et se sont embrassées.

Des similitudes avec l'affaire de Mazan

Cette affaire rappelle le procès des viols de Mazan, qui a connu un retentissement mondial. Gisèle Pelicot y avait été droguée par son mari avec des médicaments, puis violée par 51 hommes. La plupart ont été condamnés pour viols aggravés. Les deux dossiers impliquent une soumission chimique des victimes.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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