Que va décider le ministère pour sauver Wikie et Keijo de Marineland

upday.com 5 godzin temu
Le ministère réunit les acteurs pour décider du sort des orques de Marineland (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le ministère de la Transition écologique réunit ce lundi à 15 heures tous les acteurs concernés pour décider du destin des orques et dauphins de Marineland d'Antibes, fermé il y a un an. L'urgence est extręme : un rapport d'expertise révèle une «dégradation structurelle avancée» des bassins des orques, construits en l'an 2000, avec un risque d'effondrement généralisé qui pourrait conduire à l'euthanasie de Wikie, 24 ans, et son fils Keijo, 12 ans.

La loi de 2021 interdisant la détention de cétacés en France a créé une situation inextricable. Les bassins des orques présentent des fissures qui s'élargissent et ne restent fonctionnels que grâce à une maintenance permanente, fragiles face aux mouvements du sous-sol. En cas d'effondrement, l'absence de matériel et de personnel adéquats pour un transfert d'urgence ne laisserait que l'euthanasie comme solution pour les deux orques.

La direction de Marineland insiste pour transférer rapidement les cétacés vers un autre parc du groupe à Tenerife. Le ministère s'y oppose, les autorités espagnoles contestant ce projet en raison de la petite taille des bassins. Le parc a déjà dépensé «plusieurs millions d'euros» depuis sa fermeture pour maintenir les animaux.

Sanctuaires : projets sans réalité

L'ONG Sea Shepherd, représentée par Paul Watson à la réunion, a plaidé sur Facebook pour un sanctuaire méditerranéen pour les orques. L'organisation travaille avec Beauval «sur la rédaction d'une charte» et offre 500.000 euros par an pour l'entretien de Marineland. Elle a mandaté le rapport d'expertise révélant l'état critique des bassins.

Le ministre Mathieu Lefèvre a relancé en décembre l'hypothèse d'un transfert vers un sanctuaire en Nouvelle-Écosse. Mais tous ces sanctuaires en semi-liberté restent des projets. L'ONG TideBreakers, bien que défendant les sanctuaires, estime qu'il est trop tard pour Wikie et Keijo.

Le projet Beauval contesté

Un accord initial avait été trouvé l'an dernier pour accueillir douze dauphins d'Antibes au ZooPark de Beauval au printemps 2027, ainsi que onze dauphins du parc Planète sauvage près de Nantes. Mais quinze ONG et le rapporteur de la loi de 2021 ont menacé d'un recours juridique, dénonçant un «faux-semblant de sanctuaire» permettant exploitation commerciale, reproduction et transferts.

L'acteur Jason James Richter, qui a incarné l'enfant dans «Sauvez Willy», a relayé un message sur la situation : «Contrairement à la fin hollywoodienne de +Sauvez Willy+, Wiki et Keijo ne peuvent pas ętre simplement relâchés dans la nature parce qu'ils sont nés en captivité et qu'ils ne survivraient pas. Et il n'y a pas de sanctuaire pour orque dans le monde actuellement. Leur seule chance de survie est d'ętre transférés dans un autre parc».

Les précédentes tentatives de réadaptation se sont révélées problématiques. L'orque Keiko, du film «Sauvez Willy», a nécessité des années pour passer du Mexique à l'Islande dans les années 1990, restant dépendant de l'homme. Deux bélugas transférés l'an dernier de Chine vers un sanctuaire islandais ne se sont pas non plus adaptés. Le gouvernement navigue «à vue» sur l'application de la loi de 2021.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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