Sénégal : les tensions du duo Faye-Sonko menacent la stabilité politique

upday.com 2 godzin temu
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko (g) et le président Bassirou Diomaye Faye à Dakar, le 1er août 2025 SEYLLOU

Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko affichent à nouveau leur complicité après des premiers signes de tension. Les accolades et sourires ne dissipent toutefois pas les doutes sur l'avenir de leur duo d'ici la présidentielle de 2029.

Le pays vit depuis 2024 une situation singulière avec un président redevable de son poste à son Premier ministre et mentor. Ousmane Sonko (51 ans) aurait certainement obtenu le fauteuil présidentiel si sa candidature n'avait été invalidée, permettant à Bassirou Diomaye Faye (45 ans) d'accéder au pouvoir.

Une sortie tonitruante en juillet

Un malaise est récemment apparu au grand jour au sein du duo victorieux. Début juillet, le Premier ministre s'en est vivement pris au président Faye lors d'une rencontre de leur parti, le Pastef, fustigeant un "problème d'autorité" dans le pays.

"Si c'était moi le président, les choses ne se passeraient pas comme ça", avait asséné Ousmane Sonko d'un ton menaçant. À l'origine de cette mésentente, un supposé manque de soutien du président face aux attaques dont le Premier ministre dit faire l'objet.

Divisions au sein du Pastef

Pour beaucoup d'observateurs, le différend demeure malgré les apparences de réconciliation. "Tout indique que c'est un malaise plus profond", estime l'analyste politique Sidy Diop, qui note une "véritable rupture" entre le président et la base radicale du Pastef.

Depuis cette sortie, plusieurs responsables du parti et des ministres ont affiché leur soutien au Premier ministre. Sur les réseaux sociaux, le député Guy Marius Sagna n'a pas hésité à qualifier Sonko de "président légitime", reléguant Faye au rang de "président légal".

Les deux hommes auraient quelques sources de désaccords sur la forme, notamment concernant la marche de la justice et le traitement des crimes du pouvoir précédent. Ils s'opposeraient aussi sur la nomination par Faye de responsables accusés d'ętre proches de l'ancien régime.

Questions sur l'avenir du duo

Cette agitation suscite déjà des interrogations sur le maintien de ce pouvoir bicéphale d'ici 2029. Le leader du Pastef a récemment affirmé que "rien ni personne" ne pourrait l'empęcher d'ętre candidat à la prochaine présidentielle.

Ousmane Sonko bénéficie d'une légitimité particulière en tant que principal artisan de la victoire de Faye. Cela en fait "un Premier ministre pas comme les autres", selon l'analyste Sidy Diop, męme si le président détient le vrai pouvoir et peut se séparer de son chef de gouvernement par décret.

Sources utilisées : "AFP" Note : Cet article a été édité avec l'aide de l'Intelligence Artificielle.

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