Thaïlande : verdict de destitution pour la Première ministre vendredi

upday.com 6 godzin temu
La Première ministre suspendue de Thaïlande, Paetongtarn Shinawatra, arrive à la Cour constitutionnelle à Bangkok, le 21 août 2025 Chanakarn Laosarakham

La Cour constitutionnelle de Thaïlande rend son verdict vendredi sur la destitution de la Première ministre Paetongtarn Shinawatra. Les neuf magistrats ont commencé leurs délibérations vers 10h00 et rendront leur décision aux alentours de 15h00.

La dirigeante est suspendue depuis juillet et mise en cause pour sa gestion des tensions entre la Thaïlande et le Cambodge. Jiraporn Sindhuprai, une proche de Paetongtarn Shinawatra, a déclaré vendredi que celle-ci était dans "un bon état d'esprit".

Le verdict intervient une semaine après l'acquittement de Thaksin Shinawatra, père de la Première ministre et ex-dirigeant du pays. Le milliardaire de 76 ans encourait jusqu'à 15 ans d'emprisonnement pour crime de lèse-majesté.

L'accusation d'éthique

Paetongtarn Shinawatra est accusée d'avoir enfreint les normes d'éthique exigées d'une cheffe de gouvernement lors d'un appel avec l'ex-Premier ministre cambodgien Hun Sen. Cet entretien, enregistré et diffusé à l'insu de la dirigeante thaïlandaise, avait eu lieu en juin.

L'appel s'est déroulé alors que Bangkok et Phnom Penh étaient engagés dans un bras de fer depuis la mort d'un soldat cambodgien fin mai. Le décès avait fait suite à un échange de tirs avec l'armée thaïlandaise dans une zone disputée de la frontière.

Les conservateurs du Bhumjaithai ont quitté la coalition formée avec le parti familial Pheu Thai. Ils reprochaient à la Première ministre son ton trop révérencieux face à Hun Sen et d'avoir assimilé à un opposant un général thaïlandais chargé de surveiller la frontière.

Crise humanitaire et témoignage

L'affaire a provoqué une crise politique et de nouvelles tensions entre la Thaïlande et le Cambodge. Cinq jours d'affrontements armés entre les deux voisins ont entraîné en juillet la mort de 40 personnes et provoqué la fuite de plus de 300 000 autres.

Paetongtarn Shinawatra a témoigné dans le cadre de son procès le 21 août, jour de son 39e anniversaire. Depuis une vingtaine d'années, la politique thaïlandaise est marquée par une lutte entre le clan Shinawatra et l'élite conservatrice.

Risque de paralysie politique

En cas de destitution, Paetongtarn Shinawatra deviendrait la troisième membre de sa famille à quitter la tęte du gouvernement. Son père Thaksin et sa tante Yingluck ont tous deux été renversés par des coups d'État militaires.

La Cour constitutionnelle avait déjà destitué son prédécesseur Srettha Thavisin il y a un an. Si la Première ministre est destituée, le royaume pourrait ętre confronté à une paralysie politique.

Aucun candidat naturel n'est en mesure de prendre la relève au poste selon la Constitution. Seuls ceux qui se sont officiellement présentés comme candidat Premier ministre lors des élections de 2023 sont éligibles.

Les défis de succession

Sur les neuf personnes initialement proposées par les principaux partis, quatre sont déjà inéligibles tandis que les cinq autres voient leurs candidatures contrariées. Le parti Pheu Thai gouverne avec une coalition fragile et instable au Parlement.

L'organisation de nouvelles élections pourrait apparaître comme une solution. Mais il n'est pas clair si l'actuel Premier ministre par intérim Phumtham Wechayachai peut convoquer les électeurs.

Sources utilisées : "AFP" Note : Cet article a été édité avec l'aide de l'Intelligence Artificielle.

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