«Vous avez brisé ma vie»: l'ancienne directrice des Baumettes face aux détenus

upday.com 2 godzin temu
Devant la prison des Baumettes, à Marseille, le 26 octobre 2018 Christophe SIMON

L'ancienne directrice de la prison des Baumettes a témoigné mardi au tribunal correctionnel de Marseille, dénonçant les conséquences dramatiques d'un "contrat" diffusé par la DZ Mafia sur Snapchat. Deux détenus, Othmane B. et Sabrina M., sont jugés pour avoir republié cette menace de mort à 120 000 euros visant la fonctionnaire.

«Ce que vous avez publié a bouleversé ma vie», a lancé la directrice aux prévenus. Exfiltrée de Marseille en quinze jours, elle vit désormais sous escorte policière à Paris, «à l'isolement», dans un poste qu'elle n'a pas choisi. «Vous avez brisé ma vie. Je ne vais pas bien du tout», a-t-elle affirmé en s'adressant directement à Othmane B.

La présidente du tribunal a exposé les détails glaçants du "contrat": une offre d'emploi fin 2024 «pour tuer un représentant de l'État», revendiquée par la DZ Mafia, nébuleuse majeure du narcotrafic marseillais. Le chef de la détention des Baumettes figurait également parmi les cibles.

Les républications depuis les cellules

Othmane B. et Sabrina M. ont republié le message en mars 2025 depuis leurs cellules de prison. Le premier, propriétaire du compte Snapchat "+cellule frappe+", a témoigné par visioconférence depuis une prison de l'ouest de la France. «J'ai fait le con, je suis désolé d'avoir participé à 1% de toute cette bętise», a-t-il déclaré. Il a affirmé ne pas avoir lu le contenu, expliquant avoir republié à cause de la référence "DZ" évoquant ses «origines algériennes» et pour «gagner de nouveaux abonnés».

Sabrina M. a refusé de comparaître. Lors de sa garde à vue, elle avait assuré n'avoir «aucune animosité» envers la directrice, affirmant avoir publié le message pour montrer qu'à Marseille «les gens sont fous».

Deux ans de prison requis

La procureure a réclamé deux ans de prison pour chacun des prévenus, dont six mois avec sursis probatoire et un mandat de dépôt. Elle a dénoncé le rôle crucial des réseaux sociaux dans la stratégie criminelle: «Les réseaux sociaux diffusent leurs idées, leurs messages, promettent des montagnes de cash. C'est par les réseaux sociaux qu'ils recrutent. La republication, ce n'est pas anodin. On ne peut pas se déresponsabiliser.»

Les deux détenus sont poursuivis pour «apologie publique de crime» et «menace, violence ou acte d'intimidation envers un dépositaire de l'autorité publique pour qu'il s'abstienne d'un acte de sa fonction». La procureure a souligné qu'ils ne sont «pas au cœur de la DZ mafia mais dans ses marges».

Enquęte parallèle en cours

Deux autres suspects ont été interceptés en décembre 2024 près de la prison et mis en examen pour «tentative d'homicide volontaire avec préméditation». L'instruction concernant les menaces de mort visant la direction des Baumettes se poursuit. La directrice a quitté le tribunal mardi vętue d'un gilet pare-balles, témoignage de la menace persistante qui pèse sur elle.

Le jugement sera rendu le 28 janvier.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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