Emmanuel Macron se rend mardi sur le site d'ArcelorMittal à Dunkerque, où le géant de la sidérurgie devrait annoncer un projet de décarbonation avec son premier four électrique. Cette installation vise à produire de l'acier sans charbon, une avancée majeure pour réduire les émissions de CO2 du secteur. Le site représente environ la moitié de la production française d'acier et fait partie des 50 installations industrielles les plus émettrices de gaz à effet de serre du pays.
Le président «échangera avec les salariés» lors de cette visite, a indiqué la présidence dimanche dans un communiqué. L'importance stratégique du site justifie ce déplacement : les installations de Dunkerque et Mardyck d'ArcelorMittal pèsent pour «environ la moitié du poids de la filière sidérurgique française» et «font partie des 50 sites industriels les plus émetteurs de gaz à effet de serre», selon l'Élysée.
Un four électrique de 1,5 million de tonnes
Le premier producteur d'acier français devrait annoncer la construction d'un four électrique d'une capacité de 1,5 million de tonnes, selon Gaëtan Lecocq de la CGT ArcelorMittal Dunkerque. Cette technologie permet de produire du métal sans recourir au charbon, source majeure d'émissions carbonées. Le groupe a déjà investi 500 millions d'euros dans son usine de Mardyck, qui emploie 400 personnes, pour lancer début décembre trois lignes de production d'acier électrique destinées aux moteurs de véhicules électriques.
Critiques syndicales sur la capacité
Pour la CGT, «un four électrique d'une capacité d'1,5 million de tonnes sera "insuffisant" pour maintenir la compétitivité d'ArcelorMittal, alors que le projet initial prévoyait "6 millions de tonnes d'acier +vert+"». Le syndicat s'interroge dans un communiqué publié dimanche : «Quelles annonce seront faites par le président Macron ? Interdire les suppressions massives d'emplois tandis que le groupe engrange des bénéfices conséquents et des aides publiques substantielles depuis des années ?»
Débat sur la nationalisation
Cette visite intervient alors qu'une proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France, pour un coût de plusieurs milliards d'euros, a été adoptée par l'Assemblée nationale. Le texte, soutenu par des élus de gauche, traduit les inquiétudes des représentants du personnel qui ne sont pas convaincus par l'engagement du sidérurgiste en France. Le Sénat doit examiner cette proposition le 25 février prochain.
Le gouvernement et ArcelorMittal s'opposent tous deux à cette nationalisation. L'Élysée a souligné que les annonces attendues sont «le résultat des efforts de la France pour soutenir la sidérurgie française et européenne, tant au niveau du site de Dunkerque d'ArcelorMittal avec un approvisionnement électrique compétitif, qu'au niveau européen avec la mise en œuvre des clauses de sauvegarde sur l'acier ainsi que du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières». Le sidérurgiste met en avant son investissement de 500 millions d'euros à Mardyck comme preuve qu'il ne se désengage pas de la France.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).









