248 femmes forcées d'uriner par un haut fonctionnaire : appel urgent aux victimes

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La procureure de Paris lance un appel aux victimes de Christian Nègre (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

La procureure de Paris, Laure Beccuau, a lancé un appel public pour que toutes les victimes de Christian Nègre, ancien haut fonctionnaire de la Culture, se manifestent « au plus vite ». L'ex-directeur des ressources humaines du ministère de la Culture est soupçonné d'avoir humilié près de 250 femmes en leur administrant des diurétiques pour les forcer à uriner en sa présence. Les investigations doivent se clore fin 2026.

Christian Nègre, qui a également officié à la direction des affaires culturelles de la région Grand Est, est mis en examen pour « administration de substance nuisible », « violences par personne chargée de mission de service public » et « atteinte à l'intimité ». L'enquęte a révélé qu'il versait des produits diurétiques dans le café ou le thé des femmes lors d'entretiens professionnels, puis attendait qu'elles soient contraintes d'uriner devant lui.

Les investigations ont débuté il y a six ans, à la mi-2018, après une plainte déposée par une interlocutrice qu'il avait photographiée sous une table dans la région Grand Est. Le parquet de Metz a d'abord géré le dossier avant que le parquet de Paris ne s'en saisisse fin 2018. L'exploitation du matériel informatique de Nègre a permis de découvrir un tableau recensant 181 entretiens avec des femmes concernées par ces pratiques.

Frustration des victimes

Sur les 248 victimes identifiées, au moins 180 se sont constituées parties civiles. Fin 2025, elles ont exprimé leur exaspération face à la durée de l'instruction. Les juges d'instruction ont organisé une réunion d'information pour les avocats fin janvier, et une autre rencontre est prévue au printemps pour les victimes constituées parties civiles.

Dans un communiqué, Laure Beccuau a précisé : « Toute victime non encore entendue est invitée à se signaler au plus vite auprès de l'OCRVP (l'Office central de répression des violences aux personnes, co-saisi avec les services de police judiciaire) et si elle le souhaite à se constituer partie civile. » La justice espère mener ces auditions rapidement « afin de pouvoir procéder ensuite aux évaluations et interrogatoires supplémentaires éventuels ».

Certaines victimes ont déjà obtenu réparation devant la justice administrative. L'organisation d'un futur procès s'annonce comme un véritable casse-tęte au vu du nombre de plaignantes. À l'époque des faits, le ministre de la Culture Franck Riester avait qualifié l'affaire de « complètement folle, d'un pervers ».

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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