La vice-Première ministre taïwanaise Cheng Li-chiun a rejeté dimanche soir les demandes de Washington de délocaliser 40 à 50% de la production de semi-conducteurs de l'île vers les États-Unis. Dans un entretien télévisé, la principale négociatrice de Taïwan a qualifié cette exigence d'« impossible » à réaliser.
Les États-Unis souhaitent transférer jusqu'à 40% de la chaîne d'approvisionnement et de la production de semi-conducteurs taïwanais sur leur territoire. Le secrétaire au Commerce américain Howard Lutnick avait déjà annoncé en septembre une répartition « 50-50 » de la production de puces entre Taïwan et Washington. Le mois dernier, Washington a accepté de réduire les tarifs douaniers sur les produits taïwanais à 15%, contre 20% auparavant, en échange d'une augmentation des investissements de Taïwan aux États-Unis.
Lutnick avait averti que les tarifs pourraient augmenter fortement si le transfert de production n'avait pas lieu. Cheng Li-chiun a clairement signifié aux Américains que les semi-conducteurs taïwanais ne seraient pas relocalisés.
Position taïwanaise
La négociatrice a expliqué que l'écosystème semi-conducteur de Taïwan ressemble à un « iceberg », avec une partie immergée « énorme ». Elle a déclaré : «Qu'il s'agisse de 40 ou 50% des capacités de production qui seraient transférées aux États-Unis (...) j'ai indiqué très clairement à la partie américaine que cela est impossible». Elle a ajouté : «Un écosystème industriel construit sur plusieurs décennies ne peut pas ętre relocalisé».
Taïwan est reconnu comme une puissance mondiale dans la production de semi-conducteurs, composants essentiels pour l'économie mondiale. La Maison-Blanche cherche à augmenter la production de cette technologie critique sur le sol américain.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








