Grève inédite des médecins du 5 au 15 janvier : jusqu'à 80 % des opérations menacées

upday.com 4 godzin temu
Les médecins de ville lancent une grève générale du 5 au 15 janvier (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Les médecins de ville et des cliniques privées en France lancent une grève générale «sans précédent» du 5 au 15 janvier. Le mouvement proteste contre des mesures de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, adoptée à la mi-décembre, que les professionnels jugent menaçantes pour leur liberté d'exercice.

Le syndicat Le Bloc, à l'origine du mouvement, dénonce un budget insuffisant pour les soins de ville, des revalorisations attendues qui ne viennent pas et des autorités qui pourraient modifier les tarifs de manière unilatérale, en contournant le dialogue social. La LFSS 2026 interdit notamment les dépassements d'honoraires pour les patients chroniques dans un nouveau «parcours de prévention» et prévoit des conditions plus strictes pour cumuler emploi et retraite.

Mobilisation massive et manifestation nationale

Une manifestation nationale est prévue samedi 10 janvier à 13 heures à Paris, entre le Panthéon et le ministère de la Santé. Plus de 2.000 praticiens, représentant environ 15% des effectifs du secteur privé dans leurs spécialités, participeront à un exode symbolique à Bruxelles du 11 au 14 janvier pour démontrer leur détermination.

Le site medecinsengreve.fr, lancé par Jeunes Médecins Île-de-France, recense environ 13.500 médecins mobilisés. Selon un sondage de la CSMF, 85% de ses membres prévoient de faire grève. Une large coalition de syndicats représentatifs soutient le mouvement, dont Avenir Spé/Le Bloc, CSMF, FMF, MG France, SML et UFML.

Impact sur le système de santé

Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), prédit une grève «très suivie» avec «80% des blocs opératoires fermés». Les patients arrivant aux urgences ou aux maternités sans urgence vitale seront transférés à l'hôpital public, déjà sous pression.

La France compte environ 8.000 chirurgiens, 3.950 anesthésistes-réanimateurs et 3.450 gynécologues-obstétriciens dans le secteur libéral. Bertrand de Rochambeau, président du syndicat des gynécologues Syngof, assure que les transferts de patients seront conditionnés à leur état de santé. Les préfets conservent le pouvoir de réquisitionner des professionnels pour assurer les missions de service public.

Réponse du gouvernement jugée insuffisante

La ministre de la Santé Stéphanie Rist a tenté de «renouer (le) dialogue» par une lettre ouverte aux médecins, promettant de ne pas baisser les tarifs de manière unilatérale. Frank Devulder, président de la CSMF, rappelle qu'elle est «la dixième ministre de la Santé» de l'ère Macron et estime que ces promesses n'offrent «aucune garantie».

Les grévistes «attendent des actes et sont plus déterminés que jamais», souligne-t-il. Certains tarifs d'actes techniques n'ont pas évolué depuis les années 1990, alimentant le mécontentement des professionnels.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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