Lydie Logé disparue en 1993: reconstitution criminelle dans l'Orne avec Monique Olivier

upday.com 2 godzin temu
Un fourgon blanc escorté par la gendarmerie transporte Monique Olivier lors des recherches dans l'Orne (Image symbolique) (Photo by DAMIEN MEYER/AFP via Getty Images) Getty Images

Monique Olivier, l'ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, est revenue dans l'Orne mardi pour participer à de nouvelles recherches visant à retrouver le corps de Lydie Logé. Cette femme de 29 ans avait disparu en décembre 1993 à Saint-Christophe-le-Jajolet, un village de 240 habitants. La semaine est consacrée à des interrogatoires, des reconnaissances de terrain et une reconstitution criminelle dans cette affaire classée "cold case".

L'ex-compagne du tueur en série, âgée de 77 ans, s'est présentée à la brigade de gendarmerie d'Argentan dans l'Orne. Son avocat, Me Richard Delgenes, n'a pas souhaité commenter son arrivée. Le parquet de Nanterre, sollicité, n'a pas non plus souhaité communiquer.

Une reconstitution prévue

Me Corinne Herrmann a confirmé les activités planifiées pour la semaine. «C'est une semaine prévue pour des interrogatoires et si évidemment il y a quelque chose de plus précis, ce n'est pas impossible qu'ils (les enquęteurs) fassent des repérages, voire qu'ils sondent. Il y aura aussi une reconstitution criminelle», a-t-elle précisé.

L'avocate a qualifié cette reconstitution d'«un acte fort» dans le dossier. «Ça veut dire qu'on remet sur les lieux celui ou celle qu'on pense ętre l'auteur des faits», a-t-elle expliqué. La reconstitution pourrait avoir lieu jeudi, mais le calendrier reste susceptible de modifications. Michel Lerat, le maire de Boischampré où se situe Saint-Christophe-le-Jajolet, a confirmé avoir été contacté par la gendarmerie pour une possible reconstitution mercredi et jeudi dans sa commune.

Des preuves ADN relancent l'enquęte

L'enquęte sur la disparition de Lydie Logé a été relancée en 2018 après des rapprochements ADN. Des traces retrouvées dans le fourgon de Michel Fourniret correspondent à l'ADN de la mère de Lydie Logé. Le tueur en série est soupçonné d'avoir tué la jeune femme, mère d'un garçon de sept ans au moment de sa disparition.

Ce n'est pas la première fois que Monique Olivier participe à des recherches dans l'Orne. En janvier 2025, elle avait déjà été mobilisée pour des fouilles, notamment dans des carrières, sans que le corps ne soit retrouvé. La gendarmerie de l'Orne avait également lancé un appel sur Facebook en octobre pour localiser une cavité rocheuse susceptible de contenir les restes de Lydie Logé.

Condamnée à perpétuité pour sept meurtres

Monique Olivier purge deux peines de réclusion criminelle à perpétuité. Elle a été condamnée en 2008 et 2023 pour complicité dans sept meurtres commis par son ex-mari, dont celui d'Estelle Mouzin. Dans le dossier Lydie Logé, elle a été mise en examen en janvier 2021 pour complicité d'arrestation, d'enlèvement, de détention ou de séquestration arbitraire.

L'affaire Lydie Logé avait déjà fait l'objet de deux instructions entre 1994 et 1998, puis entre 2004 et 2009, toutes deux classées sans suite. Le dossier est désormais entre les mains du pôle "cold case" de Nanterre, avec la juge d'instruction Sabine Khéris présente sur place.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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