Neuf morts français à Crans-Montana : les familles attendent toujours une indemnisation

upday.com 2 godzin temu
La façade du bar "Le Constellation", où l'incendie s'est déclaré, lors d'une journée de deuil national à Crans-Montana, le 9 janvier 2026 en Suisse MAXIME SCHMID

La Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac) rencontre la semaine prochaine le procureur de la République de Paris adjoint pour améliorer la prise en charge des victimes françaises de l'incendie meurtrier du bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse. L'association déplore une «difficulté persistante» face à la complexité des procédures transfrontalières qui désorganise l'accompagnement des familles.

Le drame s'est produit dans la nuit du Nouvel An dans la station alpine suisse. L'incendie a fait 40 morts et 116 blessés, dont 9 Français ont perdu la vie et 25 autres ont été blessés. Trois pays sont directement concernés par cette tragédie : la France, la Suisse et l'Italie.

Le parquet de Paris a ouvert le 5 janvier une «enquęte miroir» pour accompagner les familles françaises, tandis que la Suisse conserve la compétence principale de l'enquęte. La procureure de Paris Laure Beccuau a expliqué que l'objectif est «de permettre aux victimes françaises et à leurs familles de bénéficier d'un interlocuteur commun en France et de faciliter si nécessaire leurs échanges avec les autorités suisses». Elle a insisté sur la volonté d'éviter «une victimisation secondaire».

Un labyrinthe procédural

La Fenvac dénonce une «désorganisation de l'après-urgence» qui inflige aux familles une «triple peine» : elles apprennent les développements de l'enquęte «par les médias ou les réseaux sociaux». Marie-Claude Desjeux, vice-présidente de la Fenvac, a déclaré à l'AFP : «Notre rôle et notre obsession, c'est que les familles soient accompagnées dans ce contexte si particulier, avec trois pays qui sont directement concernés.» Elle a qualifié l'échange prévu avec le procureur parisien de «constructif».

L'association réclame l'organisation «le plus rapidement possible» d'une réunion d'information centralisée et la mise en place de «coordonnateurs identifiés». Elle demande également l'accès des associations de victimes aux procédures pénales transfrontalières pour se constituer parties civiles. La Fenvac exige «une stratégie indemnitaire coordonnée et équitable, afin d'éviter des inégalités de traitement entre victimes, selon leur nationalité ou leur lieu de résidence».

Enquęte suisse et problème d'indemnisation

Le ministère public valaisan a élargi l'instruction pénale à deux responsables de la sécurité de la commune de Crans-Montana, qui n'ont pas effectué les contrôles de sécurité et incendie annuels dans le bar depuis 2019. Les propriétaires français Jacques Moretti et son épouse Jessica font l'objet d'une instruction pour «homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence». Jacques Moretti, placé en détention provisoire le 9 janvier, a été libéré le 23 janvier après paiement d'une caution.

Sophie Cormary, autre vice-présidente de la Fenvac, a dénoncé auprès de l'AFP une situation «scandaleuse» : «Il n'y a pas d'avance de provision à ce jour» pour les victimes françaises. L'assureur AXA Suisse avait d'abord indiqué que ses garanties «ne permettraient pas de dédommager tout le monde», avant de s'engager à «répondre aux demandes des victimes, et pour les accompagner». L'assureur a précisé à l'AFP : «Nous sommes en lien avec les autorités et les instances concernées pour remplir nos engagements, que ce soit en termes de responsabilité civile ou de prise en charge médicale.»

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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