Océane Michelon a décroché la médaille d'argent du sprint (7,5 km) lors des Jeux olympiques de Milan-Cortina samedi, pour sa première participation aux JO. La biathlète française de 23 ans, originaire de Chambéry et résidente de Lescheraines dans le massif des Bauges, couronne ainsi une ascension fulgurante dans l'élite mondiale.
Son explosion a débuté lors de la saison 2023/24 avec la victoire en Coupe IBU. Elle a ensuite remporté l'argent aux Mondiaux-2025 de Lenzerheide en Suisse lors du départ groupé (12,5 km), avant de terminer cinquième du classement général de la Coupe du monde avec le dossard bleu de meilleure jeune athlète de moins de 23 ans.
Une carrière marquée par des défis de santé
La Savoyarde a surmonté des problèmes cardiaques majeurs pour atteindre ce niveau. Elle a connu sa première crise de tachycardie à l'effort en 2021, suivie d'autres épisodes qui ont freiné sa progression. Les médecins ont opéré son cœur au printemps 2023.
Elle a connu un nouvel épisode de tachycardie en janvier 2025 lors du relais féminin sur la piste d'Anterselva, un an avant les Jeux olympiques. Mais le bilan médical du printemps 2025 a rassuré. « Il s'avère qu'il n'y a plus aucun signe de quoi que ce soit. En tout cas, plus rien n'est visible », a-t-elle déclaré.
L'influence de la danse sur son ski
Michelon pratique la danse depuis l'âge de cinq ans à Lescheraines. Elle a exploré de nombreux styles : danse orientale, flamenco, modern jazz, danse de salon, cabaret, rock, bachata, samba et jive. Cette formation artistique nourrit directement sa technique de ski. « Il y a beaucoup de choses que j'ai appris de la danse que je remets dans mon ski, dans la liberté de mouvement », a-t-elle expliqué.
Son entraîneur Cyril Burdet décrit une athlète « très intelligente, qui sait exactement où elle veut aller et qui apprend très vite ». Le coach de tir Jean-Paul Giachino avait prédit l'été dernier qu'elle ferait « partie du gratin, de la crème de la crème, cette saison ».
Une perfectionniste exigeante
Malgré ses succès, Michelon reste frustrée par son manque de régularité au tir. Lors de l'épreuve de biathlon du Grand-Bornand, elle avait versé des larmes après ses courses. « Ça m'embęte de ne pas ętre capable d'ętre régulière, d'ętre au niveau de pourquoi j'ai bossé. Je n'aime pas faire les choses à moitié », a-t-elle confié en zone mixte.
Cette ultra-exigence, soulignée par son entraîneur Burdet, caractérise une athlète qui refuse la médiocrité. « A la base je ne voulais pas faire de biathlon, ni du ski de fond. J'ai dit à ma maman je veux courir, me défouler, faire plein de sports », a-t-elle raconté. Cette énergie débordante l'a menée jusqu'au podium olympique.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








