Xavier Piechaczyk a reçu mercredi l'approbation du Parlement pour devenir le nouveau PDG de la RATP. L'actuel président de RTE succède à l'ancien Premier ministre Jean Castex, parti diriger la SNCF début novembre. Il hérite d'un groupe de 73 000 salariés confronté à une ouverture progressive à la concurrence et à des enjeux majeurs de sécurité.
Les sénateurs de la commission du développement durable ont voté à 74% en faveur de sa nomination. Les députés l'ont approuvé à 65% après son audition mercredi matin, selon l'AFP.
Le nouveau dirigeant a annoncé vouloir «poursuivre le travail développé par Jean Castex» sur le dialogue social et l'attractivité des métiers. Il a placé «la sureté des voyageurs» au cœur de ses priorités. «Huit actes de violence par jour sur un réseau RER ou sur un réseau métro ce n'est pas satisfaisant», a-t-il déclaré devant les députés.
Transferts de salariés et concurrence
La gestion des transferts d'employés constitue un dossier urgent. «Le premier travail du PDG est d'ętre attentif aux conditions précises de transfert et de travail», a souligné Xavier Piechaczyk. Il a précisé que «quatre bascules de salariés sont prévues entre le premier mars et le premier novembre 2026 de cette année».
Le réseau de bus francilien a été ouvert à la concurrence l'année dernière. L'autorité organisatrice Ile-de-France Mobilités a mis en concurrence des lots de lignes, dont la RATP a conservé 80%. Les tramways suivront en 2030, puis le RER et le métro vers 2040.
Pour compenser la perte de revenus liée à l'ouverture à la concurrence en Ile-de-France, la RATP vise des appels d'offres ferroviaires en France, «mais sans moins-disance sociale». Le groupe a déjà remporté l'exploitation de «l'étoile de Caen», un réseau de trains régionaux autour de Caen qu'il reprendra à la SNCF dès 2027.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).










