Le président américain Donald Trump a menacé vendredi d'imposer des droits de douane aux pays qui ne soutiennent pas son projet d'acquisition du Groenland. Cette déclaration intervient alors qu'une délégation bipartisane du Congrès américain visitait Copenhague et le territoire arctique pour exprimer son soutien au Danemark et au Groenland. La tension diplomatique entre Washington et Copenhague s'intensifie autour de ce territoire stratégique.
Lors d'une table ronde à la Maison Blanche, Trump a affirmé : «Je vais peut-ętre imposer des droits de douane sur des pays s'ils ne jouent pas le jeu sur le Groenland, parce qu'on a besoin du Groenland pour la sécurité nationale.» Le président américain réitère régulièrement son intention de prendre le contrôle de l'île depuis son retour au pouvoir il y a un an.
La délégation congressionnelle comptait onze parlementaires américains, dont cinq sénateurs et six représentants des deux partis. Ils ont rencontré vendredi la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le chef du gouvernement groenlandais Jens-Frederik Nielsen.
Désaccord diplomatique assumé
Frederiksen a reconnu un «désaccord fondamental» avec l'administration Trump sur la question du Groenland. Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen avait déjà déclaré que l'acquisition américaine du territoire était «hors de question».
La sénatrice républicaine Lisa Murkowski a appelé à «un bon dialogue» et exhorté à «prendre soin» de l'amitié entre les États-Unis et le Danemark. Elle a souligné aux journalistes : «Quand vous demandez aux Américains s'ils pensent que c'est une bonne idée que les États-Unis acquièrent le Groenland, la grande majorité, environ 75 %, répondra: +Nous ne pensons pas que ce soit une bonne idée+.» La sénatrice a insisté : «Le Groenland doit ętre considéré comme notre allié, et non comme un actif.»
Opposition locale et protestations prévues
Au Groenland, les habitants rejettent fermement les ambitions américaines. Kenni, un syndicaliste de 39 ans interrogé par l'AFP à Nuuk, a déclaré : «Le Congrès n'approuverait jamais une action militaire au Groenland. Ce n'est qu'un idiot qui parle.» Il a ajouté : «Mais s'il le fait, il sera destitué ou mis dehors. Si les membres du Congrès veulent sauver leur propre démocratie, ils doivent s'activer.»
Des manifestations sont prévues samedi dans plusieurs villes danoises, dont la capitale, Aarhus, Aalborg et Odense, ainsi qu'à Nuuk au Groenland. Plusieurs organisations groenlandaises ont initié ces protestations contre les ambitions territoriales de Trump.
Présence militaire accrue
Le Danemark a annoncé cette semaine l'envoi de personnel militaire européen en reconnaissance au Groenland dans le cadre de l'exercice «Arctic Endurance», organisé avec des alliés de l'OTAN. Sept pays participent à cette mission : la France, la Suède, l'Allemagne, la Norvège, les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni.
Le chef du Commandement arctique danois a affirmé vendredi soir que les États-Unis avaient été invités à participer à des exercices militaires au Groenland. Le général Søren Andersen a réfuté les récentes affirmations de Trump selon lesquelles des navires russes et chinois se trouvaient à proximité du Groenland. Un journaliste de l'AFP a constaté une visibilité militaire accrue à Nuuk vendredi.
La porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a déclaré jeudi en conférence de presse : «Je ne pense pas que le déploiement de troupes en Europe ait un impact sur la prise de décision du président et cela n'a aucun impact sur son objectif d'acquérir le Groenland.» Le Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, est considéré comme stratégiquement important mais reste peu peuplé.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).




