Vœux 2026 : l'ambiance « crépusculaire » de Macron annonce sa fin de règne

upday.com 2 godzin temu
Emmanuel Macron prononce ses vœux de Nouvel An 2026 depuis l'Élysée dans une ambiance qualifiée de "crépusculaire" (Image symbolique) (Photo by Dimitar DILKOFF / AFP via Getty Images) Getty Images

Emmanuel Macron a prononcé ses vœux pour 2026 dans une ambiance qualifiée de « crépusculaire » par les observateurs. Les analystes politiques perçoivent ce discours bref et sobre comme celui d'une « fin de règne », marquant le début d'un retrait progressif du président avant l'élection présidentielle de 2027 qu'il ne peut pas disputer.

La prestation présidentielle a duré moins de dix minutes, dans le Salon des ambassadeurs faiblement éclairé. Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication à Sciences Po, a souligné : « Ce sont des vœux défensifs, de repli, des vœux de fin de règne qui ne lui ressemblent pas du tout. » L'expert a ajouté : « Le manque de lumière, de dynamisme parce qu'on a l'impression qu'il est éclairé à la bougie, qu'il parle très lentement, le fait qu'il rappelle que c'est son dernier mandat [...] ça a créé une ambiance crépusculaire. »

Des projets jugés « sous-dimensionnés »

Le président a présenté trois « grands chantiers » : l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une loi sur la fin de vie et le rétablissement sur base volontaire du service national. Bruno Cautrès, politologue, a critiqué ces propositions : « Au bout de presque dix ans de pouvoir, un chef d'État qui nous annonce que les grands chantiers du pays, c'est interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une loi sur la fin de vie et le rétablissement sur une base volontaire du service national, ça semble sous-dimensionné. »

Le chercheur a relevé une « tonalité à la fois sobre et sans perspective » et « voit très clairement l'amorce d'une sortie du jeu d'Emmanuel Macron ». Il a męme évoqué une « dimension presque testamentaire » du discours.

Entre critique et défense

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a qualifié l'année de « sans stratégie et sans cap » dans ses propres vœux. Il a prédit « rien de décisif » jusqu'en 2027. À l'inverse, Karl Olive, député Renaissance, a défendu le président sur Cnews : « À un an de plier les gaules, vous vous attendiez à quoi ? [...] Il n'a rien dit mais il l'a bien dit. »

Sur le budget, Macron s'est contenté d'appeler le gouvernement et le Parlement à « bâtir des accords », alors que le pays fait face à une impasse budgétaire. Un conseiller ministériel a justifié cette prudence : « Il ne fallait surtout rien de tranchant dans une Assemblée sans majorité, sinon tu abandonnes l'esprit de compromis et tu te fais censurer. »

Une stratégie de contrôle du calendrier

Le président a promis de rester « jusqu'à la dernière seconde au travail » et a évoqué le début de la campagne électorale « à la fin de l'année ». Philippe Moreau-Chevrolet y voit une tactique : « Il essaie de contrôler le calendrier. En réalité, on est déjà en campagne pour 2027, mais il veut gagner du temps et pouvoir continuer à se présenter comme étant dans l'action. »

Macron a conclu sur les thèmes qu'il défend depuis une décennie : « espérance », « ne renonçons pas », « progrès », « nation plus solidaire », « culture ». Cette répétition intervient seize mois avant une élection présidentielle qu'il ne peut pas briguer, et moins de trois mois avant les municipales.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

Idź do oryginalnego materiału