Assassiné lors des obsèques de sa mère : les funérailles d'Alain Orsoni

upday.com 2 godzin temu
Famille et proches suivent le corbillard lors des funérailles d'Alain Orsoni à Ajaccio (Image symbolique) (Photo by Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP via Getty Images) Getty Images

Les funérailles d'Alain Orsoni se sont déroulées samedi matin à Ajaccio dans le calme et le recueillement. Plus de 200 personnes ont assisté à la cérémonie pour dire adieu à cette figure du nationalisme corse, assassinée lundi lors des obsèques de sa propre mère. Absent notable : son fils Guy Orsoni, détenu en prison, que les autorités ont empęché de venir pour des raisons de sécurité.

Le cortège funéraire a quitté le funérarium peu après 10h15 en direction du crématorium. Alain Orsoni, 71 ans, ancien président du club de football de l'AC Ajaccio et homme d'affaires reconverti après des années dans le mouvement nationaliste, avait été tué d'un seul tir longue distance lundi à Véro, en Corse-du-Sud. La balle a traversé son bras avant de l'atteindre à la poitrine, a précisé le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) à l'AFP jeudi.

Le fils absent

Guy Orsoni, 41 ans, purge actuellement une peine de 13 ans de prison et est considéré par les autorités comme une figure du banditisme corse. Il a «souhaité pouvoir participer aux obsèques de son père», a transmis son avocat Camille Romani à l'AFP. Mais «les autorités compétentes lui ont fermement indiqué que cette mesure était impossible pour des raisons de sécurité».

Ces męmes raisons de sécurité ont conduit à son transfert dans un autre établissement pénitentiaire sous le régime du placement à l'isolement. «Guy Orsoni a contesté ce placement», précise l'avocat, estimant «n'ętre pas en danger». Le détenu était «évidemment bouleversé par cet évènement tragique et les circonstances au cours desquelles il s'est déroulé».

Hommage d'un compagnon de route

Jo Peraldi, ami d'Alain Orsoni qui a fait partie du Front de libération national corse (FLNC) à ses côtés, a prononcé un court hommage. «J'ai rappelé que notre amitié de militant s'est transformée en quelques jours, au moment de la mort de son frère Guy, enlevé, torturé et tué en 1983, en un sentiment de frères d'arme, c'est-à-dire un lien sacré qui fait qu'on ne s'abandonne pas», a-t-il déclaré à l'AFP.

Deux représentants de la Ligue des droits de l'Homme ont également assisté aux funérailles. L'enquęte sur l'assassinat a été confiée au Pnaco et à la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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